Monsieur le premier
Ministre Daniel
Kablan Duncan,
Monsieur le Premier
Ministre Charles
Konan Banny,
Messieurs les
Vice-présidents
Monsieur le
Secrétaire Général
du PDCI-RDA,
Mesdames et
Messieurs les Elus,
Messieurs les
Délégués communaux
de Yopougon,
Honorables membres
des Instances du
PDCI-RDA, Vaillants
Secrétaires généraux
de Sections, Madame
la Présidente et les
Membres de I’UFPDCI,
Monsieur le
Président et les
Membres de la JPDCI,
Mesdames et
Messieurs, les
Présidents des
mouvements de
soutien au PDCI-RDA,
Distingués Chefs
traditionnels de
Yopougon,
Populations de
Yopougon, Mesdames
et Messieurs, Chers
Frères, Chères
soeurs, Militantes
et militants du PDCI-RDA,
Nous voici, enfin,
ensemble
aujourd’hui, 29 mars
2008 à Yopougon
Ma joie est immense
d’être parmi vous.
Très sincèrement, je
vous dis ma profonde
gratitude pour
l’accueil si
chaleureux, si
fraternel et combien
militant que vous
réservez, ce jour, à
mon épouse, â
moi-même, ainsi qu’à
la délégation qui
m’accompagne.
Je salue
particulièrement
tous les élus, les
autorités
administratives,
municipales,
coutumières et
religieuses pour
leur présence
distinguée
Mes remerciements
s’adressent,
également, à tous
ceux qui ont déployé
tous les efforts,
tous les moyens
matériels et humains
nécessaires au
succès de cette
visite de
retrouvailles, de
communion et
d’échanges.
Je salue nos
militants, femmes et
jeunes qui se sont
mobilisés avec
ferveur pour
participer
massivement à cette
rencontre politique.
Merci à tous pour
votre engagement et
votre fidélité.
Je salue
particulièrement, la
veuve Antoinette
Gadjé, Messieurs Adé
Mensah François et
le doyen Djoman
Mobio Alphonse,
membres influents de
notre grand parti
qu’ils continuent à
servir avec un
dévouement total et
une détermination
exemplaire.
Mes pensées vont
vers tous nos
pionniers, nos
militantes et nos
militants, notamment
Mesdames Botcha Loyo
Marthe, Hadja Sata
et Dogbobié Basile,
toutes trois
héroïnes de la
marche des femmes
sur Grand-Bassam,
Messieurs Ahimou
Kouakou, El Hadj
Valy Diarassouba,
Mamourou Ouattara,
AKRE Boto Jacques,
N’Goma Soumahoro, N’Soua
Valentin, Ekragbo
Tata Mathurin,
Kouadio Mango
Guillaume, El Hadj
Diaby Toyrou, Akassa
Akassa Mathieu, le
Commandant Akassa
Akadio Abel,
Nanan Kouamé Kokoré,
tous militants de la
première heure les
députés Gadjé
Pierre, Elleingand
Etché et Offoumou
Yapo Léonard qui
nous ont quittés…
Depuis décembre 1999
et la crise de
septembre 2002, la
grande famille du
PDCIRIDA a enduré
d’énormes
souffrances, de
nombreuses pertes en
vies hu9aines et des
traumatismes de
toute nature.
Souvenons-nous de
tous les actes de
barbarie qui, du
charnier à ce jour,
ont endeuillé toutes
les familles de la
grande cité de
Yopougon et de la
commune voisine d’Abobo.
-
Nous pensons avec
tristesse aux
innombrables martyrs
des événements de
mars 2004 notamment
au jeune militant
Agnimou Kouakou
Jacques, froidement
abattu au carrefour
des « Sables », non
loin d’ici, par une
main assassine.
Je salue les
familles éplorées et
partage leur peine.
C’est pourquoi, je
vous prie d’observer
avec moi une minute
de silence en
mémoire de tous nos
disparus.
Militantes et
Militants de
Yopougon,
Sympathisants du
PDCI-RDA
Populations de
Yopougon, Tous ceux
qui, dans leurs
élucubrations
mensongères,
proclament que
Yopougon est leur
bastion, prennent
leurs rêves pour des
réalités. Pour moi,
YQPOUGON est PDCI-RDA
et le PDCI-RDA y est
bien vivant il est
vivant par votre
présence massive en
ces lieux, par votre
détermination et par
la ferveur de votre
foi dans les idéaux
et dans te combat du
PDCI-RDA pour une
Côte d’Ivoire
fraternelle, unie,
prospère et
solidaire.
Militantes et
Militants de
Yopougon
Sympathisants du
PDCI-RDA
Populations de
Yopougon,
Vous devez être
fiers, car cette
cité est vôtre. Elle
est l’oeuvre du PDCI-RDA.
Elle représente,
dans le bilan du
PDCI-RDA, un atout
majeur.
Imaginée, conçue et
réalisée par le PDCI-RDA
dans le but d’en
faire un pôle de
développement
économique prospère
et attractif à
l’entrée de la
métropole d’Abidjan,
cette cité de
Yopougon a été dotée
d’un plan directeur
et d’urbanisme
rationnel,
harmonieux et
évolutif dans la
tradition moderne de
la « Nouvelle ville
». Vous comprendrez
pourquoi il a été
prévu une zone
industrielle pour
recevoir des
industries
naissantes capables
d’offrir des emplois
stables et durables
à ses populations
afin de promouvoir,
comme cela a
toujours été le cas
pour notre parti, un
social des plus
hardis.
C’est ainsi que la
SICOGI et la
SOGEFIHA, alors
sociétés d’état, ont
réalisé l’important
programme de
construction de
logements sociaux et
économique que l’on
sait. Il s’agissait
de mettre à la
disposition des
populations des
habitations à loyers
modérés. Cela nous a
permis d’offrir des
logements à un grand
nombre de nos
compatriotes et a
ceux qui vivent avec
nous, sans
discrimination ni
exclusion aucunes.
D’ailleurs, depuis
lors, certains
locataires en sont
devenus les
propriétaires.
La commune de
Yopougon a été
également dotée
d’infrastructures de
qualité dans les
domaines sanitaire,
social, scolaire,
universitaire et
dans celui de
l’assainissement
urbain.
Le centre
hospitalier
universitaire
moderne que nous
avons réalisé pour
soigner toutes les
populations
ivoiriennes et aussi
pour former nos
jeunes qui se
destinent aux
professions
médicales en est un
des fleurons.
Toujours dans le
domaine sanitaire,
nous avons construit
des dispensaires et
des centres de santé
communautaire de
proximité. Ceux-ci
devaient éviter aux
malades les
déplacements
coûteux, et des
désagréments divers.
Comme vous pouvez le
constater, Yopougon
a toujours constitué
un levier important,
un atout majeur de
la politique
économique et
sociale mise en
oeuvre par les
gouvernements
successifs dirigés
par le PDCI-RDA.
Créée de toute pièce
par la volonté
politique du PDCI-RDA,
YOPOUGON, ville
champignon, témoigne
du succès de notre
politique de
modernisation et de
développement de la
Côte d’ivoire.
Première
agglomération
nationale, par sa
taille, sa
population
diversifiée et sa
densité, Yopougon
est une cité
d’accueil de toutes
les composantes de
la population
ivoirienne. A ce
titre, l’appellation
Yopougon la belle
n’est nullement
usurpée.
Dans la dynamique de
la croissance de la
ville d’Abidjan,
Yopougon a accueilli
le trop-plein de
Treichville, d’Adjamé,
de Cocody, de Port-Bouët,
de Marcory et de
Koumassi.
Quoi de plus naturel
que les populations
déplacées, à la
suite de la guerre
stupide qui a
inutilement meurtri
notre pays et
endeuillé nos
familles, trouvent
en Yopougon, une
ville d’hospitalité,
de fraternité et de
solidarité.
Cette tradition
d’hospitalité a
forgé à Yopougon
l’image d’un
quartier urbanisé
qui a su conserver
le sens de la
solidarité
africaine.
A ce titre, Yopougon
est
incontestablement
une terre d’accueil
et de refuge.
Dans sa vision
politique de la
ville, le PDCI-RDA a
toujours envisagé de
faire de Yopougon
une ville de
référence et
d’excellence, un
creuset du brassage
de nos cultures et
de nos différences
en vue de
l’émergence d’un
Ivoirien ouvert à la
modernité.
Mais aujourd’hui,
qu’est devenue
Yopougon sous le
régime du FPI ?
Depuis huit ans, le
FPI et son régime se
sont acharnés à
transformer «Yopougon,
la belle » en «
Yopougon, la guerre
». Avec les
dirigeants de ce
régime qui a exalté
la violence, on ne
peut ni s’en étonner
ni en être surpris.
Que pouvait-on
attendre de
dirigeants qui ont
refusé d’apprendre à
gouverner? Que
pouvions-nous
espérer de ceux qui,
dans leurs mirages
et illusions,
rêvaient de
gouverner la Côte
d’ivoire autrement»
et qui, parvenus au
pouvoir, continuent
de se comporter
comme des opposants
irresponsables? Que
pouvaient-ils
apporter de positif
a la Côte d’ivoire
avec un catalogue de
projets
inconsistants et
incohérents? Rien
Absolument rien! Et
le résultat est là,
sans appel: le
développement s’est
arrêté, la Côte
d’ivoire a sombré
dans la guerre, la
misère généralisée,
le chômage, la
pauvreté. Depuis
leur avènement
malencontreux au
pouvoir, ils se sont
évertués â tirer
notre pays vers le
bas.
Cependant, porte
d’entrée d’Abidjan,
la cité de Yopougon
était promise à un
bel avenir de ville
moderne par la
qualité de son cadre
de vie sur un site
riche en eau et en
forêts.
Le POCI-RDA, dans sa
volonté de favoriser
l’accès à l’habitat
moderne, a fait de
Yopougon un pôle
d’attraction des
familles en quête de
logements sociaux et
économiques. Quand
certains pensaient
que Yopougon allait
devenir une simple
cité dortoir, le
POCI-ROA en a fait
une cité humaine,
une cité de culture,
de commerce et
d’industrie.
Militantes et
Militants de
Yopougon
Sympathisants et
Sympathisantes du
PDCI-RDA
Population, de
Yopougon,
Il ne peut y avoir
de vrai
développement sans
le respect de
l’environnement.
C’est pourquoi nous
condamnons la
destruction de la
forêt d’Anguêdédou
et de la forêt
classée du Banco,
site écologique de
renommée
internationale qui
fait l’objet d’un
lotissement perpétré
par le FPI en
violation de la
législation sur
notre écosystème.
Tout le couvert
végétal reconstitué
par la Sodefor dans
le cadre du
programme de
reboisement et de
protection pérenne
de environnement
d’Abidjan est
entièrement dévasté.
Il faut que cela
s’arrête de toute
urgence avant que ce
qui en reste soit à
son tour attaqué.
Pour ce faire, le
FPI doit développer
en lui un plus grand
respect de la nature
et de
l’environnement et
une conscience plus
aiguë des
obligations dans la
vie de la cité.
Militantes et
Militants de
Yopougon
Sympathisants du
PDCI-RDA
Populations de
Yopougon. Le FPI et
son régime ont
démontré à souhait
leur carence en
matière de projet de
développement de la
ville. Ainsi, la
coquette commune de
Yopougon se
transforme en « cité
poubelle » où,
hélas, la violence
et le désordre le
disputent à
l’indiscipline pour
instaurer la loi du
plus fort et du plus
riche.
Militantes et
Militants de
Yopougon
Sympathisants du
PDCI-RDA
Populations de
Yopougon, La paix
que nous nous sommes
patiemment efforcés
d’instaurer entre
les différentes
communautés résidant
ici à Yopougon,
comme ailleurs, a
été rompue. Yopougon
est aujourd’hui en
proie à toutes les
violences et à tous
les excès. Véritable
laboratoire de la
mauvaise gouvernance
du FPI, Yopougon
draine, actuellement
le chômage, le
banditisme, le
mal-être, la dérive
des moeurs,
l’insécurité
entretenue par des
milices patentées.
Faute d’emplois
stables, sa jeunesse
oubliée et
abandonnée par les
vendeurs d’illusions
est obligée de vivre
d’expédients, quand
la ville elle-même
n’est plus qu’un
vaste marché de
l’informel.
Depuis huit ans,
Yopougon est le
théâtre de centains
de crimes de sang
découlant de
règlements de
compte, de bavures
policières et
d’affrontements
meurtriers entre
groupes rivaux. Ces
événements qui
endeuillent de
paisibles familles
nous interpellent
tous.
Nous interpelle
également
l’arrestation
arbitraire et
l’emprisonnement à
Yopougon du jeune
Assalé Témoko. Ce
tait démontre le
cynisme de ce régime
dont les dirigeants,
hier,
s’autoproclamaient
champions de la
liberté et de la
démocratie.
Dans le courant de
ce mois de mars
2008, la mort d’un
conducteur de
véhicule de
transport urbain,
après tant d’autres,
est à pour nous
rappeler la gravité
de la dégradation du
climat social dans
notre pays. Le plus
troublant, c’est que
ces situations aussi
préoccupantes que
dangereuses ne font
jamais l’objet
d’enquêtes
sérieuses,
objectives,
permettant d’en
connaître les
causes, de situer
les responsabilités
afin de les
éradiquer.
Nous n’abdiquerons
jamais dans la
dénonciation de ces
graves dérives, d’où
qu’elles viennent,
accoucheuses de
situations de
désordres aux
conséquences
sociales et
politiques
imprévisibles.
Ce régime n’aime pas
la vérité. Ce régime
ne respecte pas la
vie. Ce régime est
un danger pour la
Côte d’ivoire.
Tel est le triste
bilan du FPI à
Yopougon que
certains prétendent
être le bastion des
refondateurs.
Mais ce n’est pas
tout.
Militantes et
Militantes de
Yopougon
Sympathisants du
PDCl-RDA
Populations de
Yøpougon
Félix
Houphouêt-Boigny le
répétait sans cesse:
« Nous n’avons pas
d’usines à
nationaliser, mais à
créer, de terres à
distribuer, mais à
mettre en valeur, de
commerce à étatiser,
mais à organiser. »
Cette sentence
résume dans un
raccourci saisissant
le projet de société
du PDCIRDA fondé sur
la recherche de la
Paix, le
développement et la
modernisation. Elle
traduit une vision
du développement
caractérisée par une
culture de la paix
élevée au rang d’une
véritable
«religion». Elle
recherche l’unité
nationale, la
cohésion sociale et
l’intégration par la
démocratie et la
participation de
tous. Elle reconnaît
la nécessaire
complémentarité
entre le rôle de
l’Etat et le rôle du
marché, ainsi que la
coopération
internationale dans
un contexte mondial
d’interdépendance
des nations et des
peuples.
Faute d’avoir
compris cette
démarche, le FPI et
les adversaires du
PDCI-ROA se sont
lancés dans
l’aventure d’une
politique
désastreuse qui a
profondément
bouleversé les
performances
économiques du pays.
Le coup d’état de
1999, la crise du 19
septembre 2002, les
tueries de mars 2004
et les événements de
novembre 2004 ont
sérieusement
compromis le
développement
industriel du pays
et fortement dégradé
et déstructuré le
secteur industriel.
Sous le PDCI-RDA, le
rêve, qui avait
nourri l’espérance
des Ivoiriens pour
une Côte d’ivoire
digne et prospère,
s’est évanoui avec
le FPI.
Voici huit longues
années que dure la
crise ivoirienne.
Voici huit longues
années que nous
courons après la
Paix. Certains
politiciens avaient
prétendu que « la
paix ne se mange pas
I » Aujourd’hui,
chacun découvre la
légèreté et le
caractère nocif
d’une telle
affirmation1 car
sans la paix, point
d’épanouissement
humain, point de
développement
politique,
économique et social
Vous n’ignorez pas
les efforts et les
sacrifices consentis
par le PDCI-RDA pour
trouver une solution
politique à la crise
afin d’éviter son
enlisement, source
de souffrances
inutiles pour les
populations
ivoiriennes.
Nous avons participé
activement à toutes
les rencontres et
pourparlers de paix
de Marcoussis à
Pretoria, avant que
n’intervienne la
signature de
l’accord de
Ouagadougou.
Cet accord a suscité
l’espoir de voir
enfin la paix
restaurée en dix
mois. Mais après un
an le bilan reste
mitigé. La mise en
oeuvre de cet accord
est constamment
ralentie par des
intérêts et des
mobiles
contradictoires, par
des manoeuvres
dilatoires, les
mêmes observées
depuis Marcoussis.
Les louvoiements,
les atermoiements,
les batailles sur
l’interprétation des
textes préalablement
approuvés et signés
sont les signes de
blocages
volontairement
entretenus. La
roublardise, la
prolongation d’une
belligérance fictive
procèdent d’une
volonté de retarder
le désarmement, le
démantèlement des
milices annoncé et
jamais réalisé. La
dénonciation
répétitive de faux
complots pour
bloquer les avancées
du processus de
paix, le
redéploiement de
l’administration
territoriale,
l’identification des
populations et le
recensement
électoral,
participent
également de la
stratégie du FPI
pour reporter
indéfiniment les
échéances
électorales. Les
réponses évasives
que le chef de
l’Etat avance avec
dédain sur ces
questions
essentielles
montrent dans quel
mépris il tient le
peuple ivoirien
auquel, depuis
bientôt trois ans,
il dénie le droit de
choisir ses
dirigeants.
Voyez-vous, la
finalité est de
demeurer au pouvoir
sans le consentement
du peuple dont
l’avis est ignoré
depuis octobre 2005.
[Assemblée nationale
ne fonctionnant plus
pour servir de
contrepoids à
‘exécutif, le FPI,
par des procédés
illégaux, tente de
verrouiller tout le
système politique.
Par ce comportement
antidémocratique, il
a instauré la
dictature en Côte
d’ivoire. Mais ce
sont là les germes
d’une situation
explosive
Les Ivoiriens
savent, en effet,
que le propre de
toute minorité
politique est de
chercher à gagner du
temps, espérant que
des circonstances
hypothétiques lui
permettront de
surmonter ses
nombreux handicaps
et insuffisances.
Ces manoeuvres
dilatoires qui font
fi de tous les
principes
républicains et de
nos lois sont
caractéristiques du
FPI qui confond
politique et
roublardise,
machinations et
légalité.
Mais, depuis
l’accord politique
de Ouagadougou et
ses additifs par
lesquels les deux
signataires se sont
engagés à organiser
des élections
justes, libres,
transparentes et
ouvertes les choses
paraissent moins
laissées à la seule
initiative du FPI.
Englué dans sa
logique de désordre,
accablé par son
bilan négatif, pris
dans le piège de ses
propres turpitudes
et des crises qu’il
a lui-même suscitées
ou encouragées, le
EPI a fini par
développer le
complexe de
l’encerclement. Dès
lors, il s’est
révélé comme le
parti de toutes les
incertitudes et de
tous est dangers
pour la paix et la
stabilité tant
désirées par nos
compatriotes et les
populations
ivoiriennes.
Il faut en sortir.
Parce que le peuple
ivoirien n’en peut
plus d’assister à ce
jeu mortel. Il veut
retrouver la
sérénité nécessaire
à l’édification de
son progrès et de
son bien-être.
La patience des
Ivoiriens a été trop
longtemps éprouvée
et rien, ni
personne, ne pourra
arrêter les
déferlements
auxquels nous
préparent les
comportements
singuliers du FPI.
Ce sera alors un
beau tapage que je
ne souhaite pas
mortel.
Je voudrais donc au
nom du PDCI-RDA lui
lancer, depuis
Yopougon, un appel
pressant pour lui
dire que la Côte
d’ivoire est notre
bien commun et que
nul n’a le droit
d’en hypothéquer
l’avenir en
privilégiant ses
intérêts égoïstes et
partisans par les
trucages et les
hold-up électoraux.
Non I Cela n’est pas
tolérable et nous ne
l’accepterons jamais
I
Certains, dans leurs
desseins funestes,
rêvent de rééditer
en Côte d’ivoire les
événements
malheureux qui ont
entaché les
élections
calamiteuses
d’octobre 2000 et
qui nous ont
conduits à la crise
que nous vivons.
Nous lançons un
appel solennel à la
communauté
internationale, aux
amis de la Côte
d’ivoire, témoins et
observateurs de
l’évolution
politique en cours,
pour que pareille
situation nous soit
épargnée et qu’elle
ne se reproduise
plus en Côte
d’ivoire. Nous leur
demandons à tous
d’aider les
Ivoiriens à se
libérer d’un pouvoir
qui se prolonge sans
fin, sans le
consentement du
peuple souverain.
Nous en appelons à
la vigilance des
Ivoiriens. Nous en
appelons aussi à la
responsabilité des
partis politiques
pour que notre
engagement politique
fasse de nous
des bâtisseurs de
paix dans la cité
par des élections
justes, honnêtes et
transparentes. Le
peuple doit exiger
les élections à
GBAGBO qui clame
tous les jours que
c”est le peuple qui
l’a installé au
pouvoir. Il ne peut
donc se soustraire à
l’exigence
constitutionnelle de
le consulter.
Cette exigence est
d’autant plus
nécessaire que, pour
tromper notre
vigilance, M. GBAGBO
Laurent et son
épouse s’adonnent à
des dépenses
somptuaires sous le
couvert de pseudo
visites d’état â
travers tout le
pays. En réalité, il
s’agit de tournées
de propagande
partisane réalisées
avec les moyens de
l”Etat au cours
desquelles il sème à
tous vents de vaines
promesses pour
s’attirer les
faveurs d’une
opinion qui ne croit
plus en lui. Qui
croit-il duper
aujourd’hui, en
créant de façon
inconsidérée
départements,
sous-préfectures et
communes dans un
contexte de
récession économique
sans précédent ? En
plus de cela il
s’auto invite dans
les fêtes de
retrouvailles de ‘’Paquinou”.
Il croit ainsi
pouvoir faire du
recrutement alors
qu’il perturbe la
sérénité des
populations en
déversant dans les
villages de
nombreuses forces de
l’ordre. Sachez
qu’on ne peut fêter
dans la peur. On
dénature, ce
faisant, le sens
profond de ces
festivités. Cette
supercherie est
inadmissible. Elle
doit être dénoncée,
combattue, avec
fermeté et
détermination, par
notre mobilisation
sans faille.
Militantes et
Militants de
Yopougon
Populations de
Yopougon,
Au milieu de la
tourmente où la Côte
d’ivoire se trouve
plongée, il nous
faut nous ressaisir
pour reconstruire
notre pays défiguré
en retrouvant les
normes qui font
aujourd’hui la force
des nations
modernes. Il nous
faut nous attacher à
notre référence
commune qui est la
paix, notre mobile
essentiel. Avec la
paix reconstruite,
le progrès pour tous
et le bonheur pour
chacun auxquels nous
aspirons sont
possibles.
Chers compatriotes,
Comme je ne cesse de
le répéter, la fin
de nos souffrances
ne peut se faire
sans notre
détermination et
notre ferme
engagement à prendre
en mains notre
propre destin. Pour
ce taire, notre
solidarité et notre
union doivent être
fortes.
Rassemblons-nous
pour conforter notre
cohésion. Nous
n’avons qu’un seul
combat des élections
immédiates,
transparentes et
crédibles pour
donner à la Côte
d’ivoire les
dirigeants que vous
aurez librement
choisis.
Pour cela, il faut
vous faire
identifier et
disposer de tous vos
documents électoraux
en participant aux
audiences foraines
et au recensement
électoral. Cela est
déterminant et
essentiel
La Côte d’ivoire
notre pays n’est la
propriété privée
d’aucune citadelle
politique ni le fief
d’aucun seigneur de
guerre, le fief
d’aucun usurpateur
confisquant le
pouvoir.
Mobilisons-nous pour
faire échec â tous
ceux qui pensent
pouvoir par la
terreur, la force
brutale, la barbarie
et la roublardise
enfermer nos
libertés, prendre
notre pays en otage
tout en
s’affranchissant des
exigences
démocratiques et
constitutionnelles
du suffrage
universel juste et
transparent.
Mobilisons-nous pour
exiger des élections
qui nous ouvriront
les portes du
renouveau de la Côte
d’ivoire
Sympathisantes et
sympathisants du
PDCI-RDA, je compte
sur vous.
Militantes et
militants du PDCI-RDA,
Femmes, Jeunes de
Yopougon, je compte
sur chacune et
chacun de vous.
J’invite au
rassemblement,
l’union et à la
cohésion chaque
militante et chue h
militant. Ne nous
laissons pas
distraire par les
chants de sirène de
ceux qui ont échoué
et qui, dans leur
désarroi, veulent
par la
désinformation et le
mensonge nous
affaiblir en
cherchant à nous
diviser.
Je compte, enfin,
sur les millions
d’Ivoiriennes et
d’ivoiriens qui en
Côte d’Ivoire et à
l’extérieur de notre
pays, ont soif de
paix, de liberté, de
démocratie, de bien
être et de sécurité,
pour s’assumer et
s’épanouir.
Le sang a trop coulé
depuis l’avènement
du FPI au pouvoir.
Trop de morts
inutiles jalonnent
le règne du FPI. Et
pourtant, l’on peut
gouverner ce pays
sans se salir les
mains. Cela doit
cesser. Ma
condamnation sans
appel des
assassinats
politiques en Côte
d’ivoire, réside
dans mon respect
scrupuleux du droit
de chaque citoyen à
la vie. Et comme
vous le savez, je
n’ai aucune goutte
de sang sur les
mains.
Ensemble, prenons
l’engagement de
construire, dès
aujourd’hui, une
Côte d’ivoire
respectueuse de la
vie humaine, une
Côte d’ivoire
d’amour et d’espoir
en vue du progrès
pour tous et du
bonheur partagé dans
l’union et la
concorde.
Vive Yopougon, la
belle!
Vive le PDCI-RDA!
Vive la Côte
d’ivoire!
Henri Konan BEDIE
Président du PDCI-RDA





