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Meeting de Yopougon (29 mars 2008)

Message du Président Henri Konan Bédié

Monsieur le premier Ministre Daniel Kablan Duncan, Monsieur le Premier Ministre Charles Konan Banny, Messieurs les Vice-présidents Monsieur le Secrétaire Général du PDCI-RDA, Mesdames et Messieurs les Elus, Messieurs les Délégués communaux de Yopougon, Honorables membres des Instances du PDCI-RDA, Vaillants Secrétaires généraux de Sections, Madame la Présidente et les Membres de I’UFPDCI, Monsieur le Président et les Membres de la JPDCI,
Mesdames et Messieurs, les Présidents des mouvements de soutien au PDCI-RDA, Distingués Chefs traditionnels de Yopougon, Populations de Yopougon, Mesdames et Messieurs, Chers Frères, Chères soeurs, Militantes et militants du PDCI-RDA,


Nous voici, enfin, ensemble aujourd’hui, 29 mars 2008 à Yopougon
Ma joie est immense d’être parmi vous. Très sincèrement, je vous dis ma profonde gratitude pour l’accueil si chaleureux, si fraternel et combien militant que vous réservez, ce jour, à mon épouse, â moi-même, ainsi qu’à la délégation qui m’accompagne.
Je salue particulièrement tous les élus, les autorités administratives, municipales, coutumières et religieuses pour leur présence distinguée
Mes remerciements s’adressent, également, à tous ceux qui ont déployé tous les efforts, tous les moyens matériels et humains nécessaires au succès de cette visite de retrouvailles, de communion et d’échanges.
Je salue nos militants, femmes et jeunes qui se sont mobilisés avec ferveur pour participer massivement à cette rencontre politique. Merci à tous pour votre engagement et votre fidélité.
Je salue particulièrement, la veuve Antoinette Gadjé, Messieurs Adé Mensah François et le doyen Djoman Mobio Alphonse, membres influents de notre grand parti qu’ils continuent à servir avec un dévouement total et une détermination exemplaire.
Mes pensées vont vers tous nos pionniers, nos militantes et nos militants, notamment Mesdames Botcha Loyo Marthe, Hadja Sata et Dogbobié Basile, toutes trois héroïnes de la marche des femmes sur Grand-Bassam, Messieurs Ahimou Kouakou, El Hadj Valy Diarassouba, Mamourou Ouattara, AKRE Boto Jacques, N’Goma Soumahoro, N’Soua Valentin, Ekragbo Tata Mathurin, Kouadio Mango Guillaume, El Hadj Diaby Toyrou, Akassa Akassa Mathieu, le Commandant Akassa Akadio Abel,
Nanan Kouamé Kokoré, tous militants de la première heure les députés Gadjé Pierre, Elleingand Etché et Offoumou Yapo Léonard qui nous ont quittés…
Depuis décembre 1999 et la crise de septembre 2002, la grande famille du PDCIRIDA a enduré d’énormes souffrances, de nombreuses pertes en vies hu9aines et des traumatismes de toute nature.
Souvenons-nous de tous les actes de barbarie qui, du charnier à ce jour, ont endeuillé toutes les familles de la grande cité de Yopougon et de la commune voisine d’Abobo. -
Nous pensons avec tristesse aux innombrables martyrs des événements de mars 2004 notamment au jeune militant Agnimou Kouakou Jacques, froidement abattu au carrefour des « Sables », non loin d’ici, par une main assassine.
Je salue les familles éplorées et partage leur peine. C’est pourquoi, je vous prie d’observer avec moi une minute de silence en mémoire de tous nos disparus.
Militantes et Militants de Yopougon,
Sympathisants du PDCI-RDA
Populations de Yopougon, Tous ceux qui, dans leurs élucubrations mensongères, proclament que Yopougon est leur bastion, prennent leurs rêves pour des réalités. Pour moi, YQPOUGON est PDCI-RDA et le PDCI-RDA y est bien vivant il est vivant par votre présence massive en ces lieux, par votre détermination et par la ferveur de votre foi dans les idéaux et dans te combat du PDCI-RDA pour une Côte d’Ivoire fraternelle, unie, prospère et solidaire.

Militantes et Militants de Yopougon
Sympathisants du PDCI-RDA
Populations de Yopougon,
Vous devez être fiers, car cette cité est vôtre. Elle est l’oeuvre du PDCI-RDA. Elle représente, dans le bilan du PDCI-RDA, un atout majeur.
Imaginée, conçue et réalisée par le PDCI-RDA dans le but d’en faire un pôle de développement économique prospère et attractif à l’entrée de la métropole d’Abidjan, cette cité de Yopougon a été dotée d’un plan directeur et d’urbanisme rationnel, harmonieux et évolutif dans la tradition moderne de la « Nouvelle ville ». Vous comprendrez pourquoi il a été prévu une zone industrielle pour recevoir des industries naissantes capables d’offrir des emplois stables et durables à ses populations afin de promouvoir, comme cela a toujours été le cas pour notre parti, un social des plus hardis.
C’est ainsi que la SICOGI et la SOGEFIHA, alors sociétés d’état, ont réalisé l’important programme de construction de logements sociaux et économique que l’on sait. Il s’agissait de mettre à la disposition des populations des habitations à loyers modérés. Cela nous a permis d’offrir des logements à un grand nombre de nos compatriotes et a ceux qui vivent avec nous, sans discrimination ni exclusion aucunes. D’ailleurs, depuis lors, certains locataires en sont devenus les propriétaires.
La commune de Yopougon a été également dotée d’infrastructures de qualité dans les domaines sanitaire, social, scolaire, universitaire et dans celui de l’assainissement urbain.
Le centre hospitalier universitaire moderne que nous avons réalisé pour soigner toutes les populations ivoiriennes et aussi pour former nos jeunes qui se destinent aux professions médicales en est un des fleurons.
Toujours dans le domaine sanitaire, nous avons construit des dispensaires et des centres de santé communautaire de proximité. Ceux-ci devaient éviter aux malades les déplacements coûteux, et des désagréments divers.
Comme vous pouvez le constater, Yopougon a toujours constitué un levier important, un atout majeur de la politique économique et sociale mise en oeuvre par les gouvernements successifs dirigés par le PDCI-RDA.
Créée de toute pièce par la volonté politique du PDCI-RDA, YOPOUGON, ville champignon, témoigne du succès de notre politique de modernisation et de développement de la Côte d’ivoire. Première agglomération nationale, par sa taille, sa population diversifiée et sa densité, Yopougon est une cité d’accueil de toutes les composantes de la population ivoirienne. A ce titre, l’appellation Yopougon la belle n’est nullement usurpée.
Dans la dynamique de la croissance de la ville d’Abidjan, Yopougon a accueilli le trop-plein de Treichville, d’Adjamé, de Cocody, de Port-Bouët, de Marcory et de Koumassi.
Quoi de plus naturel que les populations déplacées, à la suite de la guerre stupide qui a inutilement meurtri notre pays et endeuillé nos familles, trouvent en Yopougon, une ville d’hospitalité, de fraternité et de solidarité.
Cette tradition d’hospitalité a forgé à Yopougon l’image d’un quartier urbanisé qui a su conserver le sens de la solidarité africaine.
A ce titre, Yopougon est incontestablement une terre d’accueil et de refuge.
Dans sa vision politique de la ville, le PDCI-RDA a toujours envisagé de faire de Yopougon une ville de référence et d’excellence, un creuset du brassage de nos cultures et de nos différences en vue de l’émergence d’un Ivoirien ouvert à la modernité.
Mais aujourd’hui, qu’est devenue Yopougon sous le régime du FPI ?
Depuis huit ans, le FPI et son régime se sont acharnés à transformer «Yopougon, la belle » en « Yopougon, la guerre ». Avec les dirigeants de ce régime qui a exalté la violence, on ne peut ni s’en étonner ni en être surpris. Que pouvait-on attendre de dirigeants qui ont refusé d’apprendre à gouverner? Que pouvions-nous espérer de ceux qui, dans leurs mirages et illusions, rêvaient de gouverner la Côte d’ivoire autrement» et qui, parvenus au pouvoir, continuent de se comporter comme des opposants irresponsables? Que pouvaient-ils apporter de positif a la Côte d’ivoire avec un catalogue de projets
inconsistants et incohérents? Rien Absolument rien! Et le résultat est là, sans appel: le développement s’est arrêté, la Côte d’ivoire a sombré dans la guerre, la misère généralisée, le chômage, la pauvreté. Depuis leur avènement malencontreux au pouvoir, ils se sont évertués â tirer notre pays vers le bas.
Cependant, porte d’entrée d’Abidjan, la cité de Yopougon était promise à un bel avenir de ville moderne par la qualité de son cadre de vie sur un site riche en eau et en forêts.
Le POCI-RDA, dans sa volonté de favoriser l’accès à l’habitat moderne, a fait de Yopougon un pôle d’attraction des familles en quête de logements sociaux et économiques. Quand certains pensaient que Yopougon allait devenir une simple cité dortoir, le POCI-ROA en a fait une cité humaine, une cité de culture, de commerce et d’industrie.

Militantes et Militants de Yopougon
Sympathisants et Sympathisantes du PDCI-RDA
Population, de Yopougon,

Il ne peut y avoir de vrai développement sans le respect de l’environnement. C’est pourquoi nous condamnons la destruction de la forêt d’Anguêdédou et de la forêt classée du Banco, site écologique de renommée internationale qui fait l’objet d’un lotissement perpétré par le FPI en violation de la législation sur notre écosystème. Tout le couvert végétal reconstitué par la Sodefor dans le cadre du programme de reboisement et de protection pérenne de environnement d’Abidjan est entièrement dévasté. Il faut que cela s’arrête de toute urgence avant que ce qui en reste soit à son tour attaqué.
Pour ce faire, le FPI doit développer en lui un plus grand respect de la nature et de l’environnement et une conscience plus aiguë des obligations dans la vie de la cité.

Militantes et Militants de Yopougon
Sympathisants du PDCI-RDA
Populations de Yopougon. Le FPI et son régime ont démontré à souhait leur carence en matière de projet de développement de la ville. Ainsi, la coquette commune de Yopougon se transforme en « cité poubelle » où, hélas, la violence et le désordre le disputent à l’indiscipline pour instaurer la loi du plus fort et du plus riche.

Militantes et Militants de Yopougon
Sympathisants du PDCI-RDA
Populations de Yopougon, La paix que nous nous sommes patiemment efforcés d’instaurer entre les différentes communautés résidant ici à Yopougon, comme ailleurs, a été rompue. Yopougon est aujourd’hui en proie à toutes les violences et à tous les excès. Véritable laboratoire de la mauvaise gouvernance du FPI, Yopougon draine, actuellement le chômage, le banditisme, le mal-être, la dérive des moeurs, l’insécurité entretenue par des milices patentées.
Faute d’emplois stables, sa jeunesse oubliée et abandonnée par les vendeurs d’illusions est obligée de vivre d’expédients, quand la ville elle-même n’est plus qu’un vaste marché de l’informel.
Depuis huit ans, Yopougon est le théâtre de centains de crimes de sang découlant de règlements de compte, de bavures policières et d’affrontements meurtriers entre groupes rivaux. Ces événements qui endeuillent de paisibles familles nous interpellent tous.
Nous interpelle également l’arrestation arbitraire et l’emprisonnement à Yopougon du jeune Assalé Témoko. Ce tait démontre le cynisme de ce régime dont les dirigeants, hier, s’autoproclamaient champions de la liberté et de la démocratie.
Dans le courant de ce mois de mars 2008, la mort d’un conducteur de véhicule de transport urbain, après tant d’autres, est à pour nous rappeler la gravité de la dégradation du climat social dans notre pays. Le plus troublant, c’est que ces situations aussi préoccupantes que dangereuses ne font jamais l’objet d’enquêtes sérieuses, objectives, permettant d’en connaître les causes, de situer les responsabilités afin de les éradiquer.

Nous n’abdiquerons jamais dans la dénonciation de ces graves dérives, d’où qu’elles viennent, accoucheuses de situations de désordres aux conséquences sociales et politiques imprévisibles.
Ce régime n’aime pas la vérité. Ce régime ne respecte pas la vie. Ce régime est un danger pour la Côte d’ivoire.
Tel est le triste bilan du FPI à Yopougon que certains prétendent être le bastion des refondateurs.
Mais ce n’est pas tout.
Militantes et Militantes de Yopougon
Sympathisants du PDCl-RDA
Populations de Yøpougon
Félix Houphouêt-Boigny le répétait sans cesse: « Nous n’avons pas d’usines à nationaliser, mais à créer, de terres à distribuer, mais à mettre en valeur, de commerce à étatiser, mais à organiser. »
Cette sentence résume dans un raccourci saisissant le projet de société du PDCIRDA fondé sur la recherche de la Paix, le développement et la modernisation. Elle traduit une vision du développement caractérisée par une culture de la paix élevée au rang d’une véritable «religion». Elle recherche l’unité nationale, la cohésion sociale et l’intégration par la démocratie et la participation de tous. Elle reconnaît la nécessaire complémentarité entre le rôle de l’Etat et le rôle du marché, ainsi que la coopération internationale dans un contexte mondial d’interdépendance des nations et des peuples.
Faute d’avoir compris cette démarche, le FPI et les adversaires du PDCI-ROA se sont lancés dans l’aventure d’une politique désastreuse qui a profondément bouleversé les performances économiques du pays.
Le coup d’état de 1999, la crise du 19 septembre 2002, les tueries de mars 2004 et les événements de novembre 2004 ont sérieusement compromis le développement industriel du pays et fortement dégradé et déstructuré le secteur industriel.
Sous le PDCI-RDA, le rêve, qui avait nourri l’espérance des Ivoiriens pour une Côte d’ivoire digne et prospère, s’est évanoui avec le FPI.
Voici huit longues années que dure la crise ivoirienne. Voici huit longues années que nous courons après la Paix. Certains politiciens avaient prétendu que « la paix ne se mange pas I » Aujourd’hui, chacun découvre la légèreté et le caractère nocif d’une telle affirmation1 car sans la paix, point d’épanouissement humain, point de développement politique, économique et social
Vous n’ignorez pas les efforts et les sacrifices consentis par le PDCI-RDA pour trouver une solution politique à la crise afin d’éviter son enlisement, source de souffrances inutiles pour les populations ivoiriennes.
Nous avons participé activement à toutes les rencontres et pourparlers de paix de Marcoussis à Pretoria, avant que n’intervienne la signature de l’accord de Ouagadougou.
Cet accord a suscité l’espoir de voir enfin la paix restaurée en dix mois. Mais après un an le bilan reste mitigé. La mise en oeuvre de cet accord est constamment ralentie par des intérêts et des mobiles contradictoires, par des manoeuvres dilatoires, les mêmes observées depuis Marcoussis.
Les louvoiements, les atermoiements, les batailles sur l’interprétation des textes préalablement approuvés et signés sont les signes de blocages volontairement entretenus. La roublardise, la prolongation d’une belligérance fictive procèdent d’une volonté de retarder le désarmement, le démantèlement des milices annoncé et jamais réalisé. La dénonciation répétitive de faux complots pour bloquer les avancées du processus de paix, le redéploiement de l’administration territoriale, l’identification des populations et le recensement électoral, participent également de la stratégie du FPI pour reporter indéfiniment les échéances électorales. Les réponses évasives que le chef de l’Etat avance avec dédain sur ces questions essentielles montrent dans quel mépris il tient le peuple ivoirien auquel, depuis bientôt trois ans, il dénie le droit de choisir ses dirigeants.

Voyez-vous, la finalité est de demeurer au pouvoir sans le consentement du peuple dont l’avis est ignoré depuis octobre 2005. [Assemblée nationale ne fonctionnant plus pour servir de contrepoids à ‘exécutif, le FPI, par des procédés illégaux, tente de verrouiller tout le système politique. Par ce comportement antidémocratique, il a instauré la dictature en Côte d’ivoire. Mais ce sont là les germes d’une situation explosive
Les Ivoiriens savent, en effet, que le propre de toute minorité politique est de chercher à gagner du temps, espérant que des circonstances hypothétiques lui permettront de surmonter ses nombreux handicaps et insuffisances.
Ces manoeuvres dilatoires qui font fi de tous les principes républicains et de nos lois sont caractéristiques du FPI qui confond politique et roublardise, machinations et légalité.
Mais, depuis l’accord politique de Ouagadougou et ses additifs par lesquels les deux signataires se sont engagés à organiser des élections justes, libres, transparentes et ouvertes les choses paraissent moins laissées à la seule initiative du FPI.
Englué dans sa logique de désordre, accablé par son bilan négatif, pris dans le piège de ses propres turpitudes et des crises qu’il a lui-même suscitées ou encouragées, le EPI a fini par développer le complexe de l’encerclement. Dès lors, il s’est révélé comme le parti de toutes les incertitudes et de tous est dangers pour la paix et la stabilité tant désirées par nos compatriotes et les populations ivoiriennes.
Il faut en sortir. Parce que le peuple ivoirien n’en peut plus d’assister à ce jeu mortel. Il veut retrouver la sérénité nécessaire à l’édification de son progrès et de son bien-être.
La patience des Ivoiriens a été trop longtemps éprouvée et rien, ni personne, ne pourra arrêter les déferlements auxquels nous préparent les comportements singuliers du FPI. Ce sera alors un beau tapage que je ne souhaite pas mortel.
Je voudrais donc au nom du PDCI-RDA lui lancer, depuis Yopougon, un appel pressant pour lui dire que la Côte d’ivoire est notre bien commun et que nul n’a le droit d’en hypothéquer l’avenir en privilégiant ses intérêts égoïstes et partisans par les trucages et les hold-up électoraux. Non I Cela n’est pas tolérable et nous ne l’accepterons jamais I
Certains, dans leurs desseins funestes, rêvent de rééditer en Côte d’ivoire les événements malheureux qui ont entaché les élections calamiteuses d’octobre 2000 et qui nous ont conduits à la crise que nous vivons.
Nous lançons un appel solennel à la communauté internationale, aux amis de la Côte d’ivoire, témoins et observateurs de l’évolution politique en cours, pour que pareille situation nous soit épargnée et qu’elle ne se reproduise plus en Côte d’ivoire. Nous leur demandons à tous d’aider les Ivoiriens à se libérer d’un pouvoir qui se prolonge sans fin, sans le consentement du peuple souverain.
Nous en appelons à la vigilance des Ivoiriens. Nous en appelons aussi à la responsabilité des partis politiques pour que notre engagement politique fasse de nous
des bâtisseurs de paix dans la cité par des élections justes, honnêtes et transparentes. Le peuple doit exiger les élections à GBAGBO qui clame tous les jours que c”est le peuple qui l’a installé au pouvoir. Il ne peut donc se soustraire à l’exigence constitutionnelle de le consulter.
Cette exigence est d’autant plus nécessaire que, pour tromper notre vigilance, M. GBAGBO Laurent et son épouse s’adonnent à des dépenses somptuaires sous le couvert de pseudo visites d’état â travers tout le pays. En réalité, il s’agit de tournées de propagande partisane réalisées avec les moyens de l”Etat au cours desquelles il sème à tous vents de vaines promesses pour s’attirer les faveurs d’une opinion qui ne croit plus en lui. Qui croit-il duper aujourd’hui, en créant de façon inconsidérée départements, sous-préfectures et communes dans un contexte de récession économique sans précédent ? En plus de cela il s’auto invite dans les fêtes de retrouvailles de ‘’Paquinou”. Il croit ainsi pouvoir faire du recrutement alors qu’il perturbe la sérénité des populations en déversant dans les villages de nombreuses forces de l’ordre. Sachez qu’on ne peut fêter dans la peur. On dénature, ce faisant, le sens profond de ces festivités. Cette supercherie est inadmissible. Elle doit être dénoncée, combattue, avec fermeté et détermination, par notre mobilisation sans faille.

Militantes et Militants de Yopougon
Populations de Yopougon,
Au milieu de la tourmente où la Côte d’ivoire se trouve plongée, il nous faut nous ressaisir pour reconstruire notre pays défiguré en retrouvant les normes qui font aujourd’hui la force des nations modernes. Il nous faut nous attacher à notre référence commune qui est la paix, notre mobile essentiel. Avec la paix reconstruite, le progrès pour tous et le bonheur pour chacun auxquels nous aspirons sont possibles.
Chers compatriotes,
Comme je ne cesse de le répéter, la fin de nos souffrances ne peut se faire sans notre détermination et notre ferme engagement à prendre en mains notre propre destin. Pour ce taire, notre solidarité et notre union doivent être fortes. Rassemblons-nous pour conforter notre cohésion. Nous n’avons qu’un seul combat des élections immédiates, transparentes et crédibles pour donner à la Côte d’ivoire les dirigeants que vous aurez librement choisis.
Pour cela, il faut vous faire identifier et disposer de tous vos documents électoraux en participant aux audiences foraines et au recensement électoral. Cela est déterminant et essentiel
La Côte d’ivoire notre pays n’est la propriété privée d’aucune citadelle politique ni le fief d’aucun seigneur de guerre, le fief d’aucun usurpateur confisquant le pouvoir.
Mobilisons-nous pour faire échec â tous ceux qui pensent pouvoir par la terreur, la force brutale, la barbarie et la roublardise enfermer nos libertés, prendre notre pays en otage tout en s’affranchissant des exigences démocratiques et constitutionnelles du suffrage universel juste et transparent.
Mobilisons-nous pour exiger des élections qui nous ouvriront les portes du renouveau de la Côte d’ivoire
Sympathisantes et sympathisants du PDCI-RDA, je compte sur vous.
Militantes et militants du PDCI-RDA, Femmes, Jeunes de Yopougon, je compte sur chacune et chacun de vous.
J’invite au rassemblement, l’union et à la cohésion chaque militante et chue h militant. Ne nous laissons pas distraire par les chants de sirène de ceux qui ont échoué et qui, dans leur désarroi, veulent par la désinformation et le mensonge nous affaiblir en cherchant à nous diviser.
Je compte, enfin, sur les millions d’Ivoiriennes et d’ivoiriens qui en Côte d’Ivoire et à l’extérieur de notre pays, ont soif de paix, de liberté, de démocratie, de bien être et de sécurité, pour s’assumer et s’épanouir.
Le sang a trop coulé depuis l’avènement du FPI au pouvoir. Trop de morts inutiles jalonnent le règne du FPI. Et pourtant, l’on peut gouverner ce pays sans se salir les mains. Cela doit cesser. Ma condamnation sans appel des assassinats politiques en Côte d’ivoire, réside dans mon respect scrupuleux du droit de chaque citoyen à la vie. Et comme vous le savez, je n’ai aucune goutte de sang sur les mains.
Ensemble, prenons l’engagement de construire, dès aujourd’hui, une Côte d’ivoire respectueuse de la vie humaine, une Côte d’ivoire d’amour et d’espoir en vue du progrès pour tous et du bonheur partagé dans l’union et la concorde.


Vive Yopougon, la belle!
Vive le PDCI-RDA!
Vive la Côte d’ivoire!
Henri Konan BEDIE
Président du PDCI-RDA

 

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