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Le président du PDCI - RDA

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Meeting de Soubré (26 avril 2008)

Message du Président Henri Konan Bédié

Monsieur le Secrétaire général du PDCI-RDA, Monsieur le Délégué départemental, Vice-président du PDCI-RDA, Honorables membres des Instances du PDI-RDA, Vaillants Secrétaires généraux des Sections du Parti, Intrépides Présidents des comités de base du Parti, Madame la Présidente de l’Union des Femmes du PDCI-RDA, Mesdames les responsables départementales de l’Union des Femmes du PDCI-RDA, Coordination de SOUBRE, Monsieur le Président de la Jeunesse du PDCI-RDA, Messieurs les Responsables départementaux de la Jeunesse du PDCI-RDA, Coordination de SOUBRE, Mesdames et Messieurs les Responsables des Associations et Clubs de soutien au PDCI et à son Président, Militantes et Militants du PDCI-RDA de SOUBRE, Sympathisantes et Sympathisants du PDCI-RDA, résidant à SOUBRE Militantes et Militants des Partis frères du Rassemblement des Houphouétistes pour la Paix, RHDP, Mesdames et Messieurs,

C’est avec un réel plaisir que je me retrouve aujourd’hui dans la région de la Nawa à l’occasion de cette cinquième sortie, après DABOU, KOUMASSI ,BOCANDA et YOPOUGON , rencontres que j’ai entreprises depuis quelques mois auprès de nos militants dans les délégations départementales et communales de notre formation politique, le Parti Démocratique de Côte d’Ivoire. En foulant le sol de cette région, j’ai une pensée particulière pour celui qui m’a succédé à la tête de la deuxième grande institution de notre pays, l’Assemblée nationale. Je pense à Charles BAUZA DONWAHI qui a marqué fortement SOUBRE dont il fut le premier magistrat. Je pense aussi à SERY KORE qui fut l’un des premiers fonctionnaires de la région, considéré comme le mentor de Charles BAUZA DONWAHI. Le PDCI-RDA sera éternellement redevable à son épouse, Madame Marie SERY KORE qui fut au devant de la lutte pour la libération de la Côte d’Ivoire Je pense également au Dr DJESSOU LOGBO qui a été le premier à occuper le poste de ministre de la santé dans notre pays. Je vous prie de vous lever et d’observer une minute de silence en mémoire de ces valeureux pionniers. Permettez-moi à présent de remercier cette foule immense de militants et de sympathisants de cette région et plus généralement la population du département de SOUBRE et de ses environs. Je salue et je sais qu’ils sont nombreux ici ce matin, ceux des départements voisins de la région du Sud-Ouest qui ont effectué le déplacement pour prendre part à cette rencontre. Mais je veux remercier tout spécialement le maître-d’œuvre de cette magnifique rencontre, le Délégué départemental du PDCI-RDA de SOUBRE, M. ZADI KESSY Marcel, Vice –Président du PDCI-RDA.

La parfaite organisation de cette manifestation ne saurait nous surprendre. Le Président Marcel ZADY KESSY nous a en effet habitués à l’excellence en tout ce qu’il entreprend, que ce soit à la tête des structures privées qu’il dirige ou que ce soit à la tête de l’équipe de cadres de son village qu’il a entrepris de gérer avec des méthodes et des techniques modernes. Nous nous réjouissons par ailleurs que, dans un geste de générosité qu’il convient de louer, il a décidé de partager son expérience dans deux ouvrages qui font autorité, Culture africaine et gestion de l’entreprise moderne d’une part, et Développement de proximité et Gestion des Communautés villageoises d’autre part. Petit village de quelques centaines d’habitants hier, YACOLIDABOUO se transforme progressivement, sous l’impulsion de ZADI Kessy Marcel, en un village modèle susceptible d’être imité dans sa gestion et son organisation par les villages de Côte d’Ivoire et d’ailleurs! Bien qu’il ne partage pas entièrement notre option politique, je ne puis oublier, de passage à SOUBRE, de saluer le Ministre Bernard ZADI ZAOUROU qui a été membre de l’un de mes gouvernements, au poste clé de ministre de la Culture et dont j’ai eu à apprécier les qualités d’homme d’Etat. Il a démontré, tout au long de sa présence à mes côtés, que l’on pouvait s’apprécier tout en étant de différents bords politiques. Je veux louer ici sa compétence, sa probité intellectuelle et sa très vaste culture qui en font un véritable homme de bien. Ainsi que vous l’aurez tous constaté, SOUBRE a mis à la disposition du PDCI-RDA et de la Côte d’Ivoire, le meilleur de lui-même par l’apport remarquable de ses filles et de ses fils, et c’est avec beaucoup de bonheur et de joie que j’ai plaisir, à me retrouver aujourd’hui sur cette terre de la NAWA. Militantes et Militants du PDCI-RDA, Sympathisants du PDCI-RDA, Militants du RHDP, Au cours de la rencontre de DABOU, j’ai fait un large tour d’horizon de tous les problèmes auxquels fait face notre pays depuis que, par les moyens sordides que nous savons, ses destinées se sont retrouvées entre les mains inexpertes et tachées de sang. A KOUMASSI, je me suis appesanti sur la mauvaise gouvernance qui caractérise la gestion scabreuse et scandaleuse du FPI. J’ai insisté également sur l’illégalité et l’illégitimité de ceux qui, par des moyens détournés, continuent de s’imposer aux Ivoiriens qu’ils tiennent en otages ! J’ai de la sorte décrié cette situation qui ne peut perdurer qu’avec l’indifférence et la passivité des Ivoiriens ! A BOCANDA, j’ai attiré l’attention sur l’Agriculture qui a fait, dans le passé, le succès de notre pays, au point que le Président HOUPHOUET-BOIGNY pouvait, en recevant la médaille de la FAO, en 1987, dire avec fierté : « …sans une goutte de pétrole, sans un kilo de fer, de cuivre, de bauxite , de manganèse ou d’uranium, le peu que nous avons réalisé et dont nous sommes fiers, nous le devons au travail des hommes, au travail des paysans. La base de notre économie, c’est l’agriculture ». Cette agriculture, florissante, est devenue, aujourd’hui, le dernier des soucis des refondateurs, quand ils ne passent pas leur temps à exploiter les paysans de manière éhontée et encore plus cruelle que ne l’ont fait les colons ! Aujourd’hui, dans cette région du Sud-Ouest, où se sont retrouvés des Ivoiriens venus de toutes les régions du pays, je veux insister sur les conditions de notre vie commune et de notre survie en tant que pays et en tant que nation : l’unité nationale et l’intégration de ceux qui sont venus d’ailleurs. Mais auparavant remercier les populations autochtones de l’accueil qu’elles ont réservé à leurs frères ivoiriens et africains venus nombreux pour les cultures du cacaoyer et du caféier et peut-être encore du palmier et de l’hévéa. Militantes et Militants du PDCI-RDA, Sympathisants du PDCI-RDA, Militants du RHDP,

En accédant à la souveraineté nationale et internationale, les fondateurs de notre pays et singulièrement le père fondateur, Félix HOUPHOUET-BOIGNY ont eu à cœur de bâtir une nation forte dans un Etat moderne. Cette volonté a été exprimée dans la toute première Constitution, celle de 1960 puisque, dans le préambule de cette constitution, il est affirmé que le peuple de Côte d’Ivoire proclame son attachement aux principes de la démocratie et des droits de l’homme et du citoyen de 1789 et toutes les déclarations qui ont suivi. Mais le droit qui nous intéresse le plus aujourd’hui, c’est le droit pour tout citoyen de participer à la gestion des affaires de sa collectivité, de son pays et surtout de prendre part au vote. C’est à travers le vote que le citoyen peut choisir ceux qu’il estime capables de prendre en mains les destinées de son pays, de sa région, de sa commune ou de sa communauté Militantes et Militants de SOUBRE, Militantes et Militants, Le vote est essentiel dans une démocratie et donc dans notre pays puisque que c’est bien le régime que nous avons choisi .Si nous choisissons le mauvais candidat, cela signifie que pendant toute la durée de son mandat, nous allons nous retrouver avec des difficultés, comme celles que nous venons de connaître pendant ces sept dernières années. En effet, en 2000, en éliminant tous les candidats du PDCI et du RDR, on a créé la situation catastrophique que nous connaissons. Voter est un droit que nous devons exercer et cela est d’autant plus important aujourd’hui que les enjeux sont énormes. Si nous devions nous tromper, ce sera certainement la fin de ce beau pays et la descente aux enfers pour tous les Ivoiriens. Le vote est un pouvoir, ce pouvoir vous est donné par notre constitution qui est notre boussole. Vous devez l’exercer en toute liberté, sans crainte, sans peur, car c’est votre droit. Vous faites partie du peuple, que dis-je, vous êtes le peuple ; vous êtes citoyens de ce pays, voilà ce que veut dire le « gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple ». Que personne ne vous empêche donc d’exercer ce pouvoir. C’est là la seule arme que vous donne votre droit de naissance, dans un Etat de droit. Si des gens tentent de vous empêcher de voter, défendez-vous comme on défend sa vie devant un grand danger. Militantes et Militants du PDCI-RDA, Sympathisants du PDCI-RDA, Militants du RHDP, La Côte d’Ivoire a toujours été une terre de peuplement. Le miracle réalisé par le Président Félix HOUPHOUET-BOIGNY a été d’avoir réussi, dès le départ, à fondre les poussières de tribus et d’ethnies qui peuplaient alors la Côte d’Ivoire pour en faire une nation. Par ailleurs, depuis sa création en 1946, notre parti, le PDCI-RDA, a lutté pour le rassemblement des peuples africains. C’est bien la raison pour laquelle il continue de cultiver l’idéal du Rassemblement Démocratique Africain. Le PDCI est le creuset national pour les ethnies et les tribus. C’est également grâce à une politique délibérée de son gouvernement qui a consisté en un transfert volontariste de populations que des régions comme celle de SAN PEDRO ont pu être mises en valeur, à la faveur de la création du port en eau profonde de ce hameau de pêcheurs, devenu aujourd’hui, une ville. C’est dire que les pères fondateurs de la Côte d’Ivoire ont voulu dès le départ que les Ivoiriens s’approprient ce territoire de 322 462 km² et que, parce qu’ils ont adopté un régime de liberté, les citoyens de ce pays puissent, quel que soit leur lieu de naissance ou leur ethnie, s’installer partout où cela leur plait et ce au gré de leurs intérêts. Un Ivoirien ne peut donc pas être étranger sur le sol ivoirien ! Aussi, dès son accession à l’indépendance, créer une nation forte et solidaire a-t-il été le leitmotiv des responsables politiques, jusqu’au sinistre coup d’Etat perpétré par les jeunes militaires manipulés. Les expressions régulièrement utilisées, comme « rassemblement », qui figure dans le nom de notre formation politique, « Côte d’Ivoire plus unie », « progrès partagé », « société plus homogène », « société solidaire », etc. traduisent ce désir intime de faire de ce pays, une terre d’accueil, ouverte sur l’extérieur. Mais que constatons-nous aujourd’hui ? Ceux qui ne jurent que par la Constitution ne l’appliquent que lorsque cela les arrange. Il y a dans cette constitution, des articles qu’ils ont décidé d’appliquer parce qu’ils les maintiennent au pouvoir, tout en ignorant royalement les autres. C’est cela l’imposture et la tromperie que nous dénonçons. Les refondateurs ne peuvent pas nous bâillonner en interpellant tous ceux qui ne pensent pas comme eux et qui ont le mérite de dénoncer la corruption, les pillages et les scandales des déchets toxiques. La Côte d’Ivoire est une république qui ne peut accepter d’avoir à sa tête des dirigeants anti-démocratiques, installés par la force et la ruse, qui se maintiennent par la violence et dans le sang et qui refusent d’aller aux élections. Comment voulez-vous, en effet, que la communauté internationale et les investisseurs étrangers puissent prendre au sérieux un pays dont les dirigeants devraient faire des élections depuis quatre ans déjà et qui, par des mesures dilatoires, s’en sont rendu incapables. Pire, ils s’adjugent des droits qu’ils n’ont pas, en s’installant à la tête de l’Etat. Qui les a donc élus, où et quand ? Il y a un terme pour qualifier ces responsables : ce sont des dirigeants autoproclamés ou tout simplement des dictateurs. Il faut que cela cesse. Ils doivent être chassés comme des malpropres. Gbagbo Laurent et le FPI ont échoué. Depuis que la Côte d’Ivoire existe, c’est bien la première fois que des ménagères, affamées, indignées, dépassées par la pauvreté, prennent la rue pour crier leur ras-le-bol, devant la flambée des prix des produits de première nécessité. Et que fait Gbagbo Laurent ? A-t-il simplement ordonné à ses forces de l’ordre de les abattre, de les humilier, de les tuer pour ne plus entendre leurs voix, car elles l’empêchent de continuer de s’amuser dans les boîtes de nuit à la Rue Princesse ? Quelle honte ! Comment un pays comme la Côte d’Ivoire qui a été cité comme le modèle de la sous-région a-t-il pu en arriver là ? Nous n’aurions jamais dû tolérer que les refondateurs viennent nous diriger ! Ils sont vraiment tombés plus bas que terre. Je m’incline devant la dépouille de tous ceux qui sont tombés sous les balles assassines. Est-il concevable de tirer sur quelqu’un qui a faim ? Le Président Houphouët-Boigny disait : « Celui qui a faim n’est pas un homme libre ». Comment peut-on le tuer dans ces conditions-là ? Les femmes qui ont manifesté dans les rues contre la cherté de la vie, parce que ne pouvant plus rien acheter sur nos marchés, n’étaient pas seulement du PDCI, du RDR, du MFA, de l’UDPCI et même du FPI. C’étaient simplement des Ivoiriennes qui avaient faim, qui se sont dressées comme une seule personne pour dénoncer la flambée de prix. Je lance donc un appel vibrant à tous les Ivoiriens, épris de paix et de justice et à la communauté internationale pour que les élections soient organisées dans les délais proposés par la CEI, des élections justes, transparentes, propres et ouvertes à tous ! C’est le seul moyen de bouter hors du pays, ce régime totalitaire et sanguinaire. Militantes et Militants du PDCI-RDA, Sympathisants du PDCI-RDA, Militants du RHDP, Dans quelques mois, nous serons appelés, nous l’espérons, à aller aux élections que nous attendons tous depuis la fin de l’année 2005, donc depuis trois(3) ans ! J’ai assez insisté plus haut et à dessein sur la participation des citoyens à la gestion des affaires de l’Etat. L’un des moyens de cette participation est de prendre part au vote. C’est dire qu’ici, dans cette région de SOUBRE, terre de peuplement, tous les citoyens qui vivent dans cette région doivent prendre impérativement part au vote sans considération de la région dont ils sont issus et sans menace sur leurs personnes et leurs biens. Par le passé, ces citoyens dits allogènes étaient interdits de vote sous le prétexte qu’ils n’étaient pas chez eux et sous la menace que leurs biens seraient détruits s’ils se rendaient sur les lieux de vote pour exercer leurs droits. Il s’agit là d’actes anti-démocratiques à dénoncer et à bannir car contraires aux droits du citoyen. Il n’y aurait plus de Côte d’Ivoire si chaque Ivoirien devait se cantonner dans son lieu de naissance. De la sorte, ABIDJAN ne serait peuplé que d’EBRIE et SOUBRE n’aurait pour habitants que des BETE. Militantes et Militants du PDCI-RDA, Sympathisants du PDCI-RDA Militants du RHDP,

Nous avons fait avec vous le tour des problèmes dont souffre notre pays. Nous voulons à présent nous tourner vers vous et vous dire ce qu’il convient de faire pour lui permettre d’en sortir dans la paix. Il est vrai que vous êtes dans le Sud-ouest de la Côte d’Ivoire, à SOUBRE. Cela ne doit pas constituer pour vous un handicap. Aucune région du pays n’est éloignée du centre des décisions. Toutes ont une part égale à la décision. Soyez motivés, car l’enjeu contient la paix et le développement. Serrez-vous les coudes et soyez courageux. Nous savons que ce n’est pas facile pour vous, nous savons aussi que vous faites l’objet de pression et de menaces sans arrêt. Nous en sommes conscients et sommes décidés à vous soutenir par un quadrillage des forces impartiales au moment et après les élections. Vous avez perdu, pour certains parmi vous, vos biens surtout vos plantations et souvent même risqué vos vies. Sachez que nous partageons votre peine. Nous sommes à vos côtés et la lutte continue ! Nous faisons en sorte que ces situations ne se reproduisent pas cette fois. Un militant du PDCI-RDA, et singulièrement le Président de la JPDCI, a été interpellé récemment pour avoir dénoncé le mauvais traitement subi par les BAOULES dans certaines régions de notre pays. Vous savez que cette affaire a été réglée à l’amiable grâce à l’intelligence de tous. J’ajoute pour ma part que je suis également préoccupé car ce n’est pas uniquement les BAOULES qui sont concernés dans cette affaire. Nous devons maintenant faire face à l’épineux problème de la coexistence avec les allogènes : je veux parler des BAOULES, des SENOUFOS, des LOBIS, des MALINKES et des BURKINABES dans les régions de l’Ouest, du Centre Ouest et du Sud-Ouest de la Côte d’Ivoire. C’est un problème grave et inquiétant qui pourrait ruiner l’économie nationale. J’en appelle ici, et solennellement, à la communauté internationale et singulièrement à l’ONU pour qu’elle se penche sur le cas de ces régions où certains départements sont peuplés à plus de 50% de populations allogènes, venues s’installer là pour y faire de l’agriculture .Dans ce département qui nous reçoit aujourd’hui, les statistiques montrent que 12 % de la population est autochtone, 45% est constituée d’allogènes, tandis que 43% sont des étrangers. Ces 45 % d’allogènes venus d’autres départements du pays ne sont pas moins Ivoiriens que les autres, à moins que l’on veuille, pour des raisons de pure politique politicienne, créer des citoyens de seconde zone ou mettre en place un système de développement séparé ou apartheid dans lequel la majorité des citoyens n’a pas le droit de voter ! Militantes et Militants du PDCI-RDA, Sympathisants du PDCI-RDA, Militants du RHDP, En l’an 2000, à la suite de leur élection qu’ils ont eu la lucidité d’un instant de qualifier de « calamiteuse », les refondateurs ont, par la voix de l’un des leurs, affirmé que le PDCI-RDA et son président fondateur avaient infantilisé les Ivoiriens ! Aujourd’hui, je suis amené à me demander ce que les refondateurs, en sept (7) années de gestion, ont fait des Ivoiriens. La réponse pour moi est claire et nette. Ils les ont purement et simplement muselés, en les soumettant au joug des armes à feu ! Ils ont affamé notre peuple, ils nous ont menti. Ils ont tué l’économie, l’agriculture dont vivent pourtant plus de soixante-dix (70) pour cent de la population ; ils ont également tué l’école, détruit la santé ; ils ont instauré l’insécurité et le désordre ; enfin, ils ont réduit la Côte d’Ivoire à presque rien. Comment peut-on gouverner un pays avec le mensonge, la ruse, la cupidité et la malhonnêteté. Les refondateurs nous ont tellement menti qu’ils ont fini par nous amener la guerre, cette guerre qui n’en finit pas et dont les effets sont de plus en plus insupportables, l’une des conséquences les plus graves étant la division de notre pays et de ses habitants. Qui aurait cru cela possible, il y a quelques années, dans le pays d’HOUPHOUET-BOIGNY, le sage que l’on venait de partout consulter et solliciter la médiation ! Les refondateurs nous ont annoncé à coup de propagande que la parole était libérée. Faut-il rappeler tout ce qui a déjà été entrepris par les refondateurs contre les journalistes, ivoiriens comme étrangers ? Et que penser de l’incarcération récente du jeune ASSALE Tiémoko, diplômé de notre université et obligé de gérer une cabine téléphonique et qui est jeté en prison pour avoir tout simplement dénoncé la corruption et le mensonge? Par ailleurs, ils indiquaient qu’ils étaient les seuls à avoir le monopole de la vérité. Eux seuls sauraient gérer le pays et feraient le bonheur de l’homme ivoirien ! Or tout chez eux est mensonge. Qui donc peut croire en ces gens ? Aujourd’hui, certains parmi eux, ont commencé à donner de la voix pour dénoncer eux-mêmes leurs propres comportements et leurs mensonges. La cacophonie s’est installée dans leur camp. Ils sont repus après avoir pillé les Ivoiriens et ils ne sont même plus conscients de la souffrance du peuple auquel ils avaient pourtant promis le bonheur. Notre Côte d’Ivoire divisée attend les élections pour les juger, un jugement sans appel pour libérer les Ivoiriens et la Côte d’Ivoire. Militantes et Militants du PDCI-RDA, Sympathisants du PDCI-RDA, Militants du RHDP, Créer un espace où les Ivoiriens, de quelque origine qu’ils soient, puissent se sentir chez eux, où ils puissent s’épanouir, se réaliser en tant qu’êtres humains, telle a été la volonté du PDCI et du père fondateur. Telle est aussi notre volonté. Elle est de faire de la Côte d’Ivoire une patrie où il fait bon vivre, où les droits sont respectés, où tous les hommes sont et restent égaux. Cela nous pouvons le faire et nous le ferons ensemble, avec vous sans verser le sang de nos compatriotes. Militantes et Militants du PDCI-RDA, Sympathisants du PDCI-RDA Militants du RHDP, Nous sommes venus échanger avec vous. Nous sommes venus pour vous exhorter à travailler ensemble avec les responsables du PDCI. Il ne suffit pas de dire que l’on est militant du PDCI-RDA, il faut travailler, faire du porte à porte, s’assister mutuellement et se soutenir en ces moments d’épreuve. Le PDCI-RDA n’a pas, aujourd’hui, les moyens d’autrefois. C’est pourquoi nous devons être plus actifs et persévérants. Seul notre courage et notre motivation nous mèneront à la victoire en faisant tomber la maison des pillards. Je ne vous le dirai jamais assez Faites vos papiers. Allez aux audiences foraines. Vérifiez que vos noms figurent sur les listes électorales. N’ayez pas peur, nous sommes avec vous. Voter est un droit que vous devez exercer. Nul ne peut et ne doit vous en empêcher. Vous êtes des citoyens libres et égaux. Les militants d’en face ne sont pas plus Ivoiriens que vous. Ne vous laissez pas intimider. Vous devez être fiers d’être des militants du PDCI-RDA, militants du parti créé par celui-là même qui a libéré l’homme noir du joug colonial : Félix HOUPHOUET-BOIGNY.

Je vous remercie de votre accueil et de l’attention que vous m’avez accordée.

Vive le PDCI-RDA Vive la Côte d’Ivoire


Henri Konan BEDIE
Président du PDCI-RDA

 

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