Monsieur
le Délégué Départemental de Dabou,
Honorables membres des Instances du PDCI-RDA
à Dabou,
Vaillants
Secrétaires généraux des Sections du
Parti de Dabou,
Madame la
Présidente et les Membres de l’Union des
Femmes du PDCI-RDA de Dabou
Monsieur
le Président et Membres des Jeunes du
PDCI –RDA de Dabou
Distingués Chefs traditionnels de la
Délégation Départementale de Dabou
Population de Dabou,
Mesdames
et Messieurs,
Au moment où
je prends la parole sur cette terre de
Lodjukru, j’ai une pensée pieuse
et respectueuse pour les militants de la
première heure, compagnons fidèles et
intrépides de Félix HOUPHOUET BOIGNY.
Ils se sont endormis après avoir
vaillamment combattu pour la liberté, la
dignité de l’homme noir, le progrès
social et la paix dans notre pays. Je
pense, notamment, à GNAGNE AGNIMEL
Adrien, à DE MEL Gaston qui fut le
gardien du siège du PDCI-RDA, à BESSIO
DE Lambert et à tant d’autres qui sont
tombés, au champ d’honneur, les armes à
la main.
Je voudrais,
en votre nom et en mon nom personnel,
saluer leur mémoire et souhaiter, comme
notre tradition nous le commande, qu’ils
bénissent notre rencontre de ce jour.
Militantes
et Militants de Dabou
Sympathisants du PDCI-RDA
Populations de
Lodjukru,
Je suis
heureux, ce matin, de réaliser avec vous
la promesse que j’avais faite de
commencer mes visites dans les
délégations départementales et
communales de notre grand parti, le PDCI-RDA,
par la région de Dabou.
Porte
d’entrée d’Abidjan, depuis le Nord, le
Centre et l’Ouest du pays, Dabou nous
est cher à tous, parce qu’il
a donné, à notre pays, des cadres
politiques, diplomatiques, des
religieux, des sportifs et des
intellectuels de haut niveau. Ces cadres
ont aidé, par leur compétence, leur
ardeur au travail et leur militantisme
avéré, à construire la Côte d’Ivoire
moderne.
Chacun de
vous a pu se demander pourquoi j’ai tenu
à commencer mes tournées par DABOU.
La raison en
est fort simple. C’est à Dabou que s’est
forgée ma conscience politique de jeune
ivoirien dont le pays était en prise
avec la domination coloniale.
Aujourd’hui, revenir à Dabou est, pour
moi, d’abord un symbole et constitue un
acte de ressourcement politique
revitalisant pour un nouveau bail au
service de la nation.
C’est
pourquoi, je voudrais vous remercie,
pour la chaleur de l’accueil que vous me
réservez ce jour, à moi-même ainsi qu’à
la forte délégation du Parti qui
m’accompagne.
Je vous
remercie pour tous les efforts déployés,
tous les moyens matériels et humains mis
en œuvre pour assurer le succès de cette
visite d’amitié et de fraternité.
Tous ceux
qui au détour de leurs discours
démagogiques proclament la mort du PDCI-RDA
prennent leurs rêves pour des réalités.
Le PDCI-RDA est bien vivant. Oui, le
PDCI-RDA est vivant ! Il est vivant par
votre présence massive en ces lieux, par
votre détermination et par la ferveur de
votre foi dans ses idéaux et dans son
combat pour une Côte d’Ivoire
fraternelle, unie et solidaire, une Côte
où il fait bon vivre.
Militantes et Militants de Dabou
Sympathisants du PDCI-RDA
Populations de Dabou,
Dans
exactement trois mois, au mois de
décembre 2007, cela fera huit ans, huit
longues années, que notre parti, le
Parti Démocratique de Côte d’Ivoire a
perdu le pouvoir, non pas par les urnes,
c’est-à-dire par des élections comme
cela doit se faire dans une démocratie,
mais par la forfaiture d’une junte
militaire à la solde de gens avides de
pouvoir.
Ces huit
années ont vu se succéder à la tête de
l’Etat, des militaires, puis le régime
FPI qui s’est imposé à la population
ivoirienne suite à des élections pour le
moins contestables. Souvenez-vous que
tout avait été mis en œuvre pour écarter
les candidats de notre parti. Le
bénéficiaire de cette mascarade a
déclaré sur la scène internationale et à
la face de la nation, qu’il a été élu
dans des conditions calamiteuses.
En pareilles
circonstances, il est facile de perdre
ses repères. C’est le cas de certains de
nos militants qui, hier pourtant,
étaient considérés comme des militants
intrépides ! A Dabou, fort heureusement,
nous n’avons pas connu ces militants
essuie-glace qui bougent dans un sens
comme dans l’autre, au gré des intérêts
du moment.
Je voudrais
donc me féliciter de votre fidélité à
notre parti et vous rendre un hommage
appuyé pour votre détermination et votre
résistance aux nombreuses tentatives de
débauchage et d’achat de conscience.
D’ailleurs,
il ne saurait en être autrement, quand
on sait que, le temps aidant, les
Ivoiriens et le monde entier, ont pris
la juste mesure du régime actuel.
Après ces
huit années de gestion des affaires de
l’Etat par le FPI, le constat de son
échec est sans appel.
Militantes et Militants de Dabou
Avant de
faire avec vous, ce matin, l’examen de
la vie politique et économique de la
nation, je voudrais jeter un bref regard
sur l’actualité nationale.
Celle-ci est
placée sous le sceau de l’accord
politique de Ouagadougou conclu au terme
du dialogue direct entre les
protagonistes de la crise. Ce dialogue
intervient après les rencontres de
LOME, au Togo, les Accords de
MARCOUSSIS, en France, ceux d’ACCRA 1, 2
et 3, au Ghana et de PRETORIA, en
Afrique du Sud.
Rappelons,
pour mémoire, que ce dialogue avait été
suggéré par moi-même, trois jours
seulement après le déclenchement des
hostilités. Il est certain que si nous
avions été suivis, toutes ces pertes en
vies humaines et tous les dégâts subis,
durant ces cinq années, auraient pu être
évités.
Du reste la
présence du PDCI-RDA à la cérémonie
consacrée à la Flamme de la paix
témoigne de notre volonté de voir notre
pays sortir rapidement de la crise.
Avant de
poursuivre, je voudrais redire mes
remerciements au Président Blaise
Compaoré pour son engagement personnel
en faveur de la paix en Côte d’Ivoire et
réitérer l’adhésion du PDCI-RDA à la
dynamique nouvelle créée par cet Accord
que nous avons déjà salué à diverses
occasions. Ces remerciements s’adressent
également à l’Organisation des Nations
Unies, à la Communauté internationale, à
l’Union Africaine, à la CEDEAO et à la
France pour leur présence et leur appui
constants dans le processus de
résolution de cette crise en vue de
l’instauration de la paix en Côte
d’Ivoire.
Ce que le
PDCI-RDA espère de cet accord de
Ouagadougou, c’est son application
effective. Dans cette perspective, nous
attendons des manifestations concrètes
dont la toute première demeure le
démarrage des audiences foraines qui
doivent aboutir à l’identification des
Ivoiriens et à la confection des
listings électoraux.
Dès le
démarrage de chacune de ces opérations,
je vous invite à vous organiser pour y
participer massivement.
Jetons
ensemble, à présent, un regard critique
sur la situation politique et sur
quelques secteurs clés de l’économie
nationale.
La
Constitution de notre pays, qui a adhéré
aux différentes conventions et accords
internationaux, fait une place de choix
aux droits de l’homme et proclame son
attachement aux principes de la
démocratie.
Le premier
de ces droits est bien entendu, le droit
à la vie que l’Etat a le devoir de
garantir à chacun.
Les droits
de l’homme sont connus de vous tous :
égalité devant la loi, liberté de
parole, liberté de penser, liberté
d’association, etc.…
Or
qu’avons-nous constaté tout au long de
ces huit années ? Aucun de ces droits
n’a été respecté par le régime en place
alors que ses responsables se
présentaient, lorsqu’ils étaient dans
l’opposition, comme leurs plus grands
défenseurs.
Militantes
et Militants de Dabou
Sympathisants du PDCI-RDA
Populations
de Dabou,
Souvenez-vous du charnier de Yopougon.
Rappelez-vous les tueries organisées
dont nombre de nos compatriotes ont été
victimes pour avoir voulu exprimer leurs
différences.
Pouvons-nous
oublier les profanations de cercueils et
de tombes perpétrées par un régime qui
pousse la barbarie jusqu’à ignorer une
civilisation où le mort est objet de
vénération et de piété filiales?
Nous ne
saurons oublier les évènements du 24
mars 2004, où la manifestation de la
volonté de paix des Ivoiriens a été
réprimée dans le sang. Combien sont-ils
morts, victimes de l’arbitraire ? Cent
vingt (120) selon l’ONU, mais
certainement plus de cinq cents (500)
sans compter les nombreux blessés.
L’enquête menée par le PDCI-RDA,
confirmée par celle du Conseil de
Sécurité de l’ONU en atteste,
témoignages et photos à l’appui.
Pour cela,
nous aurons à jamais en mémoire les
événements du 24 mars 2004 gravés dans
la pierre. Ces événements ont révélé à
la face de la nation et du monde entier
la dictature sanguinaire du FPI et son
visage le plus hideux.
Le silence
temporaire qui recouvre ces morts ne
signifie pas qu’ils sont oubliés. Le
moment venu nous saurons nous en
souvenir afin que leur martyre imprègne
à jamais nos consciences. Leur sacrifice
ne sera pas vain.
D’abord,
nous n’aurons de cesse de demander à
l’ONU d’être conséquente avec ses
principes devant ces violations massives
des droits de l’homme. Puisqu’elle a
conclu dans son enquête à des « tueries
indiscriminées » et qu’elle en a sériées
les responsabilités, les sanctions
doivent être prises. Il en va de sa
crédibilité.
Au moment où
ils étaient dans l’opposition, les
tenants actuels du pouvoir avaient fait
de la liberté de la presse leur cheval
de bataille. Mais que constatons-nous
aujourd’hui ? Des rédactions brûlées,
dépouillées et saccagées, des
journalistes bâillonnés, emprisonnés et
pourchassés pour délits d’opinion et
contraints de se cacher pour échapper à
des exécutions sommaires et
extrajudiciaires. On n’a pas hésité à
s’attaquer aux journalistes de la presse
internationale. Jean HELENE,
correspondant de Radio France
Internationale, RFI, a été abattu en
plein jour et l’assassin, connu et
reconnu, a été tout simplement promu.
Guy André KIEFFER, journaliste
franco-canadien est, à ce jour,
introuvable !
La sécurité
qui suppose la protection du citoyen
n’est plus qu’un vain mot. Les vols, les
braquages et les lynchages se sont
multipliés depuis l’avènement des
refondateurs. Les cadres et les
responsables de l’opposition sont la
cible de tueurs à gage. Personne n’est à
l’abri.
« L‘école
gratuite » promise par le FPI s’est
révélée une vaste opération
d’escroquerie morale. La politique
actuelle d’éducation nationale est
caractérisée par une absence de vision
dont la manifestation la plus évidente
est l’absence d’investissements dans les
infrastructures et équipements scolaires
et universitaires. Cette absence de
vision se traduit par des classes en
nombre insuffisant et surchargées, des
maîtres désabusés, la baisse constante
du niveau des apprenants.
L’Ecole
ivoirienne a perdu son lustre d’antan.
Elle est prise en otage par la
Fédération estudiantine et scolaire, la
FESCI, bras séculier de la refondation.
Notre
enseignement supérieur et l’Université
n’existent que de nom. On ne sait plus
quand commence et quand se termine
l’année académique !
Le contrôle
de l’appareil universitaire échappe au
gouvernement, à l’administration
universitaire, abandonné au diktat de la
FESCI qui dicte la conduite à tenir aux
Maîtres.
Dans ces
conditions, les résultats ne peuvent
être que catastrophiques et les diplômes
délivrés non reconnus.
Tous nos
ordres d’enseignement, général,
technique, professionnel et supérieur,
sont condamnés à produire des chômeurs,
puisque, au terme de leur formation, les
diplômés se retrouvent sans emploi ou
réduits à n’exercer que des activités
précaires telle la gérance de kiosques à
téléphone cellulaire !
La raison,
chacun la connaît : l’incapacité de ce
régime à créer des emplois, le manque de
confiance qu’il inspire et la situation
d’insécurité qui a amené les entreprises
soit à fermer soit à se délocaliser.
Les
agriculteurs, nos braves paysans, sont
ceux là mêmes qui paient le plus lourd
tribut au régime de la refondation.
Choyés, hier, par le Président Félix
Houphouët Boigny et par nous-même, les
paysans voient, aujourd’hui, leurs
conditions de vie se dégrader chaque
jour davantage.
Est-il
besoin de rappeler que l’on promettait
l’achat du kilogramme de cacao à 3000
francs CFA ? La réalité est tout autre.
Pour éviter de brader leurs produits,
nos braves paysans sont contraints de
traverser nos frontières pour obtenir
une meilleure rémunération du fruit de
leur travail. Et quand cela n’est pas
possible, ils sont amenés
malheureusement à les brûler.
Telle est la
désastreuse conséquence de la
dissolution précipitée de la Caisse de
Stabilisation. Démantelée, cette
structure a été remplacée par une
multitude d’organismes à la tête
desquels le régime a promu ses affidés.
Ces
organismes pléthoriques nuisent
gravement à la filière. Leur rôle ultime
est de spolier les paysans. Différents
audits l’ont attesté.
Ainsi
maltraités, humiliés, les paysans, pour
la première fois dans l’histoire de ce
pays, ont été
obligés de se mettre en grève.
Sous le
régime du PDCI-RDA, notre système de
santé publique faisait la fierté de
notre pays. Outre les centres
hospitaliers universitaires, les
chefs-lieux de régions et les chefs
lieux de départements ont été dotés
respectivement de centres hospitaliers
régionaux et d’hôpitaux généraux.
Par
ailleurs, le territoire national a été
divisé en districts sanitaires dotés
chacun de dispensaires, de maternités et
de centres de santé primaire. Toutes
choses que les refondateurs se sont
empressés d’inaugurer en fanfare en
faisant croire qu’ils en étaient les
réalisateurs. Depuis, plus rien !
Pour
mémoire, rappelons que notre politique
de santé primaire visait à rapprocher
les populations des centres de santé et
à leur offrir des soins à un coût
modique. Mais, par leur faillite, les
dirigeants actuels ont abandonné ces
programmes et contraint les populations
à n’avoir recours qu’aux marchands de
médicaments périmés, aux charlatans et
aux vendeurs d’illusions.
La situation
du personnel de la santé publique est
devenue intenable. Aussi est-il
contraint de se mettre régulièrement en
grève.
L’économie
de notre pays est sinistrée. La survie
de notre pays est due aux choix
fondateurs du PDCI-RDA et à leur mise en
œuvre méthodique. Les opérateurs
économiques qui vivent au quotidien la
situation catastrophique présente ne
cessent de nous la dépeindre.
En effet,
suite aux événements du 24 mars et de
ceux du 6 novembre 2004, 89 entreprises
ont été entièrement ou partiellement
détruites, 106 ont fermé leurs portes ;
120 petites et moyennes entreprises
n’ont pu survivre au pillage. Les pertes
d’emplois se chiffrent à 30 000. Quand
on sait que chaque travailleur nourrit
en moyenne 10 personnes, ce sont au
moins 300 000 personnes qui se
retrouvent dans le dénuement.
On comprend
aisément que la paupérisation se soit
accentuée. Le rapport de l’ONU en date
du 31 décembre 2005, indique que 45 % de
la population vit avec moins de cinq
cents francs CFA par jour.
Le coût de
la vie est devenu insupportable. Il est
marqué par la flambée anarchique des
prix des denrées alimentaires, des biens
de première nécessité et de consommation
courante ainsi que du transport. Le
panier de la ménagère se rétrécit, comme
peau de chagrin, de plus en plus chaque
jour. Laurent GBAGBO avait averti, lors
du Forum pour la réconciliation
nationale : « je ne suis pas venu au
pouvoir pour promettre aux Ivoiriens
plus d’un repas par jour !». C’est seule
promesse qu’il a pu tenir : affamer la
Côte d’Ivoire.
Au lendemain
de l’accession de notre pays à
l’indépendance, le Président
HOUPHOUET-BOIGNY, le PDCI-RDA et son
gouvernement avaient mis en place des
structures de développement des secteurs
miniers et pétroliers. Les deux
premières décennies d’indépendance ont
permis de former des cadres en vue de
procéder à la collecte d’informations
géologiques et minières sur tout le
territoire national. Cette politique
s’est faite avec le soutien de
l’agriculture, pilier essentiel de
l’économie de notre pays. L’objectif
était d’amorcer l’exploitation minière à
partir des années 1990 et de faire de
ces ressources le second souffle de
notre économie.
Les
recherches ont permis de noter que
l’Ouest du pays dispose de minerais de
fer, d’or, de nickel et de diamant.
Quant au
Sud, il est riche en pétrole et en gaz
tandis que le Nord, l’Est et le Centre
sont particulièrement riches en or et en
diamant.
C’est au
moment où devait s’amorcer ce
développement, que les assoiffés de
pouvoir ont mis un coup d’arrêt brutal à
cette évolution.
Sachez que
la Côte d’Ivoire produit chaque jour 80
000 barils de pétrole. Où vont les
revenus de cette production dont on ne
trouve les traces nulle part dans les
comptes de l’Etat ?
Comme ils
l’ont fait pour le café et le cacao, les
responsables du FPI s’organisent pour
piller le pétrole, le gaz, le manganèse,
l’or, le fer, le nickel, le diamant et
bien d’autres ressources de notre
sous-sol à travers des contrats
fantaisistes.
Depuis 2000,
chacun se rend compte qu’il est
impossible de circuler à Abidjan, encore
moins à
l’intérieur du pays. Les routes sont
dégradées, défoncées. La voirie n’existe
plus, et les monuments aussi disgracieux
les uns que les autres, envahissent les
voies déjà obstruées.
L’image de
marque de la Côte d’Ivoire n’a jamais
été aussi écornée qu’elle ne l’est
aujourd’hui. Notre pays naguère « ami
de tous et ennemi de personne », est
devenu peu fréquentable. Les rares pays,
qui acceptent d’être de ses amis, se
comptent sur les doigts de la main.
Les
refondateurs ont réussi à nous mettre en
difficulté avec tous nos partenaires et
avec la Communauté internationale.
A la vérité,
suite à une politique extérieure
exécrable, l’Ivoirien est devenu
persona non grata dans les pays
qui comptent.
La Côte
d’Ivoire, autrefois pays d’ouverture,
n’est véritablement plus la Côte
d’Ivoire. Il nous faut retrouver le
chemin de la culture diplomatique,
renouer avec nos amitiés
traditionnelles, nous ouvrir à la
coopération internationale et à de
nouvelles amitiés
toujours fondées sur le respect
mutuel.
C’est un
véritable traitement de choc qu’il
faudra appliquer à notre pays pour son
retour à l’Etat de droit, à la
démocratie, bref, à la normalité
républicaine.
Militantes
et militants de Dabou
Sympathisants du PDCI-RDA
Populations
de Dabou,
La tâche qui
nous attend est immense. Pour nous, qui
avons construit ce pays, pour nous qui
l’aimons, l’heure est venue de nous
rassembler afin d’unir nos efforts. Nous
devons résolument nous mettre au travail
pour restaurer la paix et assurer le
développement, le progrès et le bonheur
que nous avions promis à chacune des
Ivoiriennes et à chacun des Ivoiriens.
Nous l’avions promis et nous étions en
train de le réaliser. Pour reprendre ce
travail, il nous faudra identifier les
mesures et actions à court, à moyen et à
long termes, fondées sur des stratégies
appropriées. Mais pour l’heure, ici, à
Dabou, je voudrais, avec vous, esquisser
quelques éléments des mesures et actions
que nous comptons déployer dès que le
peuple de Côte d’Ivoire nous aura
accordé à nouveau sa confiance.
L’une des
tâches urgentes, pour nous, sera la
restauration de l’autorité de l’Etat et
le retour à la conscience républicaine.
L’anarchie
délibérément instaurée dans notre pays,
l’irrévérence, l’incivisme et le
désordre qui en ont résulté, ont
gravement atteint l’autorité de l’Etat
et paralysé son fonctionnement. Pour
imposer la dictature, la rue, sous la
houlette du FPI, a remplacé les
institutions de la République,
entraînant la dilution de l’autorité.
Ses prérogatives ne sont plus exercées
que par des personnes ne détenant aucun
mandat du peuple et ne disposant d’aucun
statut institutionnel. L’administration
s’est délitée et désagrégée. Elle n’est
plus en mesure de répondre aux exigences
du service public, jetant ainsi ses
usagers dans le désarroi. La neutralité
et l’impartialité de l’Etat sont
profondément entamées par des
recrutements partisans au mépris des
critères de compétence.
Il nous
faudra donc immédiatement restaurer
l’autorité, la neutralité et
l’impartialité de l’Etat, des
Institutions, de l’Administration et
consolider la conscience et la
responsabilité républicaines.
II.- Rebâtir
la paix et la sécurité
2. 1.
Nous devons
rebâtir la paix et la sécurité en
prenant des mesures d’urgence et
d’assistance aux populations.
Une
administration restaurée ne saurait
s’accommoder d’une justice aux ordres,
dont les manquements à l’éthique
judiciaire ont laissé prospérer
l’impunité au point de se renier
elle-même.
Comment
comprendre, en effet, que pendant sept
ans nous n’ayons pu élucider, en dépit
de nombreuses commissions d’enquêtes
mises en place, la grave question des
escadrons de la mort, les violations
flagrantes et massives des droits de
l’homme, les incendies de marché et de
bureaux, les menaces sur la vie des
personnes, les crimes, les meurtres, les
assassinats, les enlèvements crapuleux,
les détentions arbitraires, les fosses
communes, les charniers, qui ont
endeuillé les familles et constitué des
faits notoires qui ont défrayé la
chronique ? Devant tant d’exactions,
tant de cruauté et tant de délits,
comment notre justice a-t-elle pu se
satisfaire de cette situation
d’impunité ?
Il nous
faudra donc réformer la justice pour
garantir le droit, les libertés
individuelles et collectives, dans un
vaste mouvement de consolidation de la
sécurité judiciaire pour tous les
citoyens, pour tous les opérateurs
économiques, investisseurs nationaux et
étrangers.
Dans l’ordre
de ces mesures d’urgence, une place de
choix sera accordée au monde paysan.
Nous mettrons en œuvre une politique
d’assistance agricole garantissant à
tous des revenus substantiels et
stables.
L’assistance
aux populations, qu’elles soient rurales
ou urbaines, comprendra la réparation
des dommages causés aux victimes de la
guerre et aux déplacés. Ce défi sera
relevé.
2.2. Nous
devons rebâtir la paix et la sécurité en
l’inscrivant comme une priorité de
l’action gouvernementale.
La sécurité
des biens et des personnes sera inscrite
comme une priorité de l’action
gouvernementale et des moyens seront mis
en œuvre pour en garantir l’efficacité
dans le respect des droits de l’homme et
du citoyen. C’est pourquoi, le
démantèlement des milices est intimement
lié à la paix, à la cohésion
sociale et à la réconciliation
nationale à laquelle nous nous
attellerons sans délai. Dans ce
dispositif, l’indépendance du juge sera
une pierre d’angle conforme aux
principes constitutionnels et de bonne
gouvernance.
2.3 Nous
devons rebâtir la paix et la sécurité en
construisant une démocratie apaisée.
Le PDCI-RDA
a une pratique démocratique ancienne
qu’il faudra approfondir et poursuivre
en vue de la consolidation de l’Etat de
droit. Le renforcement de la démocratie
par la bonne gouvernance en est le
corollaire indispensable. Il suppose une
décentralisation pertinente et porteuse
de potentialités de développement
économique et social en vue de réduire
les disparités régionales accentuées
depuis la crise inutile dans laquelle le
régime actuel nous a plongés. Cette
démocratie apaisée, que j’ai depuis
toujours appelée de mes vœux et
pratiquée, est à l’opposé des méthodes
de gouvernement et des moyens d’actions
politiques du FPI, fondés sur la
violence répressive, le déni de justice
et les violations massives des droits de
l’homme et des libertés.
La
démocratie apaisée, c’est la promotion
de la sécurité judiciaire,
l’instauration de la confiance
indispensable au redressement et
à la relance du développement
économique.
Sous le
régime du FPI, l’économie a été
totalement ignorée et aucun projet n’est
assignable, à ce jour, à ce parti qui
s’est payé de mots pour abuser les
Ivoiriens. Devant l’absence
d’investissements et de réalisations,
nous sommes en droit de demander à qui
et à quoi ont servi les budgets
successifs de l’Etat depuis sept ans.
Pour notre
part, nous nous engageons à redresser
l’économie nationale. A cette fin, nous
créerons les conditions d’un
environnement propice à la relance
économique. Nous veillerons également à
la maîtrise de la croissance
démographique. Nous remettrons en place
une politique vigoureuse
d’industrialisation en vue de la relance
de l’emploi.
Il y a plus
d’une dizaine d’années, j’avais, en
1995, proposé dix sentiers aux
Ivoiriens. Le temps a montré la justesse
de ces propositions pour un nouveau
pacte avec la réussite économique. Les
résultats sont là, palpables :
·
l’indépendance énergétique du
pays grâce à la valorisation du
gaz naturel et l’installation
des centrales CIPREL et AZITO ;
·
l’intensification des
explorations pétrolières
débouchant sur des gisements mis
en exploitation ;
· le bitumage
de nouveaux axes routiers
prolongeant un des plus beaux
réseaux routiers d’Afrique et
comptant plus de 68.000
kilomètres ;
· l’ouverture
de milliers de kilomètres de
pistes rurales ;
·
l’électrification villageoise ;
· l’adduction
d’eau dans de nouvelles villes
secondaires ;
· la
construction de nouveaux
amphithéâtres sur les campus
universitaires ;
· la création
de nouvelles universités : Abobo-Adjamé,
Bouaké, Daloa, Korhogo ;
· les
plantations clés en mains ;
· la
construction de nouveaux centres
de santé qui font la fierté des
refondateurs, centres de santé
qu’ils inaugurent avec force
publicité ;
· l’aéroport
international Félix
Houphouët-Boigny
· le bitumage
des routes nouvelles Kanaholo-Korhogo,
Katiola–Dabakala,
Bondoukou-Bouna, Bongouanou-Mbato,
Kotobi-Arrah-Bonahoin, etc.
Le coup
d’état de 1999 a mis un coup d’arrêt
brutal à ces travaux qui avaient démarré
en ce qui concerne :
le bitumage de
la desserte Est
Centre d’ANANDA-APROMPRONOU
le bitumage de
la route AKRESSY-ABENGOUROU
par ZARANOU
la poursuite de
l’autoroute du
nord,
ABIDJAN-YAMOUSSOUKRO
le Troisième
Pont d’ABIDJAN.
L’autoroute de
PORT-BOUET-GRAND
BASSAM
L’extension du
PORT d’ABIDJAN
Tout
cela doit être repris, parce que
tout cela est nécessaire. Et tout
cela peut être repris parce que nous
en avons la volonté et la
compétence.
IV.- Renouer
avec le progrès social.
Le progrès
social implique la création de la
richesse par le travail, une juste
répartition des fruits de la croissance.
Cela passe nécessairement par le strict
respect des principes fondamentaux de
justice sociale, notamment l’égalité de
tous devant la loi et particulièrement
l’égalité de l’homme et de la femme.
Ainsi pour renouer avec le progrès
social, il nous faudra non seulement
développer le goût de l’effort chez nos
compatriotes, mais aussi, procéder à la
moralisation de notre société par la
promotion du travail, du mérite, de
l’excellence et de la bonne gouvernance
érigée en norme sociale.
Je
m’engagerai fermement et résolument à
réhabiliter l’Ecole, l’Université et le
droit à la formation, à restaurer
l’autorité de la famille et du maître.
Toutes choses qui ont souffert des
errements du régime actuel.
Nous
procéderons, en outre, à
l’assainissement de l’environnement de
l’Ecole et de l’Université en
collaboration avec les organisations
syndicales et professionnelles en
luttant sans faiblesse contre la
corruption et le trafic d’influence.
Nous veillerons à la mise à niveau des
infrastructures scolaires et
universitaires ainsi qu’à la
normalisation de l’année académique.
Nous
poursuivrons nos efforts pour relancer
la recherche scientifique, moteur de
tout développement. Nous revaloriserons
le métier d’enseignant et instaurerons
un dialogue permanent pour décrisper et
apaiser le climat social.
Toutes ces
actions devront être conduites en vue de
la réforme du secteur de
l’éducation-formation pour l’adapter aux
exigences et aux défis nouveaux du
millénaire.
La
revalorisation du monde rural passe par
sa modernisation. Celle-ci implique :
une politique intégrée de
développement rural ;
une politique d’encadrement
et d’appui au monde
agricole ;
une politique de
renouvellement des vergers ;
un mécanisme rationnel de
gestion des filières café,
cacao, canne à sucre, coton,
banane, anacarde, hévéa,
huile de palme et autres
fruits et légumes…
une promotion vigoureuse de
la recherche scientifique
appliquée au monde
agricole ;
l’introduction et le
développement de nouvelles
spéculations dans la
perspective du bio
carburant ;
la relance spécifique du
développement des zones de
savanes, de montagnes et des
anciennes zones
forestières ;
la réalisation de l’objectif
de l’autosuffisance
alimentaire par la relance
de la production vivrière :
manioc, riz, maïs, banane
plantain, igname, mil,
denrées dont les cours
connaissent, aujourd’hui,
une flambée spectaculaire
compte tenu de la baisse
considérable de la
production.
la réorganisation des
circuits de distribution des
produits vivriers.
La relance et le
développement intégré de
l’agriculture, de l’élevage
et de la pêche.
L’amélioration du cadre juridique par
l’application de la loi sur le foncier
rural sera un facteur d’assainissement,
de dynamisation et de stabilité des
activités agricoles.
Dans ce
domaine, la promotion et le soutien de
l’agro-industrie en vue de la
transformation des
produits agricoles seront un
impératif de développement intégré du
secteur rural.
Compte tenu
de l’importance de la population
féminine et de son rôle dans le
développement économique et social, il
nous reviendra de lui donner la place
qu’elle mérite dans la politique, dans
le gouvernement et dans tous les
secteurs d’activité.
La
scolarisation de la jeune fille que nous
avions initiée doit se poursuivre en lui
offrant plus de facilités afin que
demain, elle puisse, à armes égales,
entrer en compétition avec ses frères.
La politique
de l’illusion à laquelle le régime du
FPI s’est adonné a jeté notre jeunesse
dans la rue où elle est en proie à tous
les dévoiements. Ce régime ira jusqu’à
oublier la formation de notre jeunesse
dont il a fait des boucliers dans sa
quête insensée du pouvoir par la rue, le
mensonge, la diffamation, l’irrévérence,
la violence et les armes.
Il nous faut
donc sortir notre jeunesse de la rue. Le
PDCI-RDA s’y emploiera avec intelligence
et
imagination pour développer l’insertion
sociale des jeunes. Pour accélérer
l’auto-emploi, je réactiverai la
politique des Fonds Sociaux, revue et
corrigée, en vue d’une plus grande
efficacité.
Nous ferons
aimer les nobles métiers de la terre et
de l’artisanat à notre jeunesse par une
politique de modernisation agricole
systématique et intégrée ainsi que par
une politique de promotion de
l’artisanat.
Un service
civique à caractère civil et non
militaire, orienté également vers
l’insertion sociale et l’épanouissement
personnel du jeune, sera mis en œuvre.
Je
renforcerai l’éducation civique et la
culture démocratique des jeunes en vue
d’en faire des citoyens bien formés,
responsables et préparés à résister à
toutes les manipulations, comme aux
sirènes et aux promesses des marchands
d’illusions. C’est d’une jeunesse au
travail, studieuse, pétrie de
technicité, de civilité et d’urbanité,
capable de relever les défis de la
mondialisation, dont notre pays a le
plus besoin pour assurer la meilleure
relève à laquelle nous aspirons.
En appui à
cet effort, j’encouragerai la
réhabilitation de l’autorité de la
famille et des parents par une
sensibilisation nationale sur leurs
rôles et leurs responsabilités dans
l’éducation morale et civique de leurs
enfants. Un cadre institutionnel
particulier sera créé à cet effet.
Le sport
étant devenu une véritable industrie, sa
professionnalisation est
actuellement une exigence à laquelle il
conviendra de se conformer. L’Etat y
apportera un appui par la création d’un
Fonds de développement de la formation
professionnelle sportive. Dans le cadre
de cette politique, aucun sport ne sera
laissé pour compte.
Avec le
retour du PDCI-RDA au pouvoir, les
Ivoiriens n’iront plus à l’hôpital pour
mourir mais pour recouvrer la santé et
la joie de vivre. Car, aujourd’hui,
l’inexistence d’une politique de santé
publique fait de nos hôpitaux de
véritables mouroirs.
Je
poursuivrai le développement des
infrastructures sanitaires de proximité
et l’équipement des centres de santé
comme nous le faisions naguère. Je
réactiverai les politiques de lutte
contre les grandes endémies.
Pour
améliorer la politique d’encadrement
sanitaire de la population ivoirienne,
il nous apparaît nécessaire de repenser
la politique de recrutement des médecins
et du personnel de santé publique ainsi
que leurs conditions de travail.
Le
corollaire de notre programme de relance
de la politique de santé publique visera
à mettre en œuvre le projet national de
mutuelle d’assurance maladie que nous
avions mis en expérimentation. Ce projet
a été malencontreusement galvaudé, pour
des raisons démagogiques, par le pouvoir
en place qui a démontré son incompétence
et son incapacité à garantir une santé
publique aux Ivoiriens.
En toute
équité nous veillerons au respect de
l’égalité des chances des citoyens pour
l’accès aux emplois et aux services
publics tout comme pour l’accès aux
écoles de formation des agents de
l’Etat. La gangrène de la corruption et
de la complaisance partisane, qui s’est
emparée de l’ensemble de ces secteurs de
formation et de recrutement des Agents
de l’Etat, sera extirpée.
Le PDCI-RDA
effectuera une évaluation rigoureuse des
compétences au sein des administrations
en vue de procéder à une mise à niveau
conforme aux exigences d’efficacité de
notre Administration et de nos services
publics.
Il faut
faire du départ à la retraite une fête
et non l’antichambre de la mort pour
tous ceux qui, leur vie durant, ont
servi l’Etat.
Avec le
concours des Associations traitant des
problèmes de retraite, le PDCI-RDA
s’assurera de la réforme des procédures
de mise à la retraite et de liquidation
immédiate des pensions. Le but ainsi
visé est d’éviter les attentes pouvant
aller de deux à quatre ans avec parfois
des conséquences dramatiques pour les
bénéficiaires.
Par
ailleurs, nos retraités constituent une
mine de compétences, d’expérience et
d’intelligence trop souvent inexploitée.
Je prends l’engagement de valoriser ces
ressources humaines pour les mettre au
service de la nation sur des projets
spécifiques dans leurs domaines de
compétence.
XI.-
Promouvoir une politique et une culture
de l’hygiène publique.
L’insalubrité est devenue en Côte
d’Ivoire un drame national. Nos villes,
nos villages, nos rues et nos quartiers
sont en proie aux mouches, aux cafards,
aux rats, abandonnés aux odeurs des
ordures ménagères, hospitalières,
industrielles et aux déchets toxiques,
sources de maladies et de mal-vivre.
Il nous faut
réagir. C’est pourquoi je m’engage à
promouvoir dans notre pays une culture
de l’hygiène publique perdue depuis
l’arrivée du FPI au pouvoir.
La nouvelle
politique de salubrité publique
consistera à éduquer nos populations aux
exigences de l’hygiène publique à
travers une politique d’îlotage
hygiénique de nos villes et de nos
villages, sous la conduite active des
Mairies et des Conseils Généraux.
L’Ecole devra y apporter sa contribution
en sensibilisant et en formant la
jeunesse, dès le plus jeune âge, à cet
effet. Nous devrons, par ailleurs, nous
assurer spécifiquement du traitement des
déchets hospitaliers.
En outre, je
m’attacherai à mettre en place une
industrie de traitement moderne des
ordures
ménagères et industrielles devenue une
exigence de premier ordre.
XII.- Lutter
contre la dégradation de l’environnement
Dans le
contexte sans précédent du scandale
écologique, économique, politique et
moral des déchets toxiques, il nous
reviendra de lutter contre la
dégradation de l’environnement. Les
déchets toxiques ne devront jamais plus
violer nos eaux territoriales encore
moins notre sol.
Pour sa
part, le PDCI-RDA s’emploiera, dans
l’urgence, à protéger les massifs
forestiers actuels, les parcs nationaux
et à promouvoir une politique de
reboisement en vue de la reconstitution
de notre patrimoine forestier.
Il nous
faudra également protéger la
biodiversité.
La politique
de l’eau doit viser à une gestion
rationnelle de nos ressources aquatiques
en vue de leur exploitation efficiente
au niveau de l’hydraulique humaine
(l’accessibilité à l’eau potable pour
tous), de l’hydro-électricité
(construction de barrages), des
transports fluviaux, des exploitations
agricoles (irrigation) et des loisirs
(sports nautiques).
L’assainissement et à la mise en valeur
du plan d’eau lagunaire d’Abidjan
doivent constituer une préoccupation.
Concernant
la lutte contre les émissions de gaz à
effets de serre, un contrôle strict sera
exercé sur les véhicules aux fins
d’éradiquer les risques d’aggravation de
la pollution atmosphérique.
Dans cet
ordre d’idées, les emballages plastiques
qui jonchent et engorgent nos villes et
villages, nos zones d’habitation, nos
égouts et nos espaces verts, devront
être remplacés par des emballages
biodégradables.
XIII.-
Repenser la politique du logement et du
cadre de vie.
Il nous faut
repenser la politique de la qualité du
logement et du cadre de vie.
L’abandon
actuel des politiques de l’habitat, de
l’urbanisme, du logement et du cadre de
vie nous impose, en effet, des réformes
urgentes dans ces domaines. Nous
assistons à une bidonvilisation
accélérée de nos villes et de nos
quartiers, les règles élémentaires
d’urbanisme n’étant plus, ni observées,
ni respectées.
Une
politique de la ville devra être
réactivée dans le cadre de plans
directeurs existants.
Nos villes
ont besoin d’espaces verts et d’aires de
jeux pour les loisirs et les sports.
C’est pourquoi, je veillerai à doter nos
communes et nos quartiers
d’infrastructures sportives pour
démocratiser et vulgariser les loisirs
et la pratique du sport de masse.
Il nous
faudra également une politique de
densification urbaine dans le cadre de
nos politiques de logement assorties de
financements adaptés pour l’immobilier.
La construction de logements sociaux et
l’amélioration du cadre de vie par la
réduction des bidonvilles constitueront
un enjeu politique majeur. Dans cette
même perspective, je m’engagerai à
relancer le projet de modernisation de
l’habitat villageois.
XIV.
Réformer la politique des travaux
publics.
Le FPI a
abandonné depuis sept ans l’entretien et
la poursuite du développement des
infrastructures économiques. Leur
dégradation avancée impose une réforme
de la politique des travaux publics. A
cet effet, il nous faudra infléchir le
désengagement de l’Etat dans ce secteur
vital pour le développement du pays et
imaginer des technologies alternatives
dans ce domaine essentiel.
Dans
l’immédiat, il nous faudra réhabiliter
les deux ponts d’Abidjan, réaliser le
troisième pont, Marcory-Riviéra, celui
du Plateau-Locodjro et le pont de
Jacqueville. Les principaux ouvrages
d’art du réseau routier national seront
également pris en compte.
Les
chantiers de l’autoroute ABIDJAN - Grand
– BASSAM et de celle de SINGROBO-
YAMOUSSOUKRO seront repris et conduits à
leur terme.
Un programme
d’urgence d’appui à l’entretien routier
sera, en outre, accordé aux Conseils
Généraux et aux collectivités locales
pour la remise en état des pistes
rurales afin de permettre à
nos paysans d’évacuer, dans les
meilleures conditions, leurs
productions.
La question
récurrente du réseau ferroviaire
méritera un traitement particulier de
même que celui du transport ferroviaire
interurbain.
Le programme
du transport fluvial et lagunaire sera
réactivé.
La
restructuration, l’extension et la
modernisation des ports et des
différents terminaux seront engagées
immédiatement pour les rendre
performants et consolider leur place
dans la sous région.
Pour les
besoins de salubrité publique, un vaste
programme d’assainissement de nos villes
sera mis en œuvre.
De même, la
réhabilitation, la poursuite de la
modernisation et de la densification du
réseau électrique et l’extension des
adductions d’eau seront entreprises.
Suite aux dégâts causés par la guerre,
ces programmes bénéficieront d’une
attention particulière.
C’est
pourquoi, il nous faut renforcer notre
capacité de production, de transport et
de distribution de l’énergie électrique
pour répondre à l’aspiration de nos
populations au bien être. Dans cette
perspective, le projet de construction
du barrage hydroélectrique de Soubré sur
la Nawa sera repris et mené à son terme.
La
modernisation du secteur des
télécommunications et des nouvelles
technologies sera poursuivie et adaptée.
XV.-
Promouvoir la culture nationale et les
industries culturelles.
La promotion
d’une culture nationale est non
seulement une exigence de modernisation,
mais aussi un puissant facteur de
cohésion nationale, un enjeu de
démocratie et un atout économique.
Dans ce
cadre, je renforcerai la protection des
œuvres de l’esprit contre la piraterie
par une réglementation rigoureuse des
ventes et de l’exportation des objets
d’art.
Pour
soutenir la création et la diffusion
culturelles, le budget actuel de la
culture sera multiplierait par dix.
Nous
créerons des bibliothèques en milieu
urbain comme en milieu rural pour
consolider les Centres de lecture et
d’Animation culturelle (CLAC).
L’éducation
artistique sera généralisée à tous les
niveaux du système scolaire pour
favoriser l’équité d’un partage de la
culture.
La défense
et la promotion de nos langues
nationales doivent être assimilées à la
sauvegarde du patrimoine. Elles seront
donc revalorisées en vue d’en faire à
terme des langues d’enseignement.
Je m’engage
à conduire une politique active de
décentralisation culturelle par la
création de maisons et de conservatoires
régionaux des arts et de la culture
dotés de salles polyvalentes destinées
aux activités culturelles.
Trois grands
programmes d’infrastructures culturelles
seront réalisés de façon prioritaire :
la Zone d’aménagement culturel de
Treichville, la Cité des arts, des
sciences et des techniques de
Yamoussoukro et les Maisons régionales
de la culture.
Pour réduire
le coût des livres et des journaux, nous
procéderons à la détaxation des intrants
destinés à l’imprimerie en application
du protocole de Florence.
Le
développement d’une industrie nationale
de machines électroniques et de
composants électroniques permettra de
répondre à la demande croissante de
matériels audiovisuels.
Je
proposerai un projet de pôle de
production audiovisuelle et un projet de
télévision panafricaine d’information
continue pour corriger le déséquilibre
des images et le traitement partial et
négatif des informations sur l’Afrique.
Notre
capitale économique doit redevenir la
capitale africaine des arts et de la
culture.
Un Salon
africain des arts plastiques et un Salon
de la mode et du design viendront
s’ajouter au Marché des Arts du
spectacle africain (MASA) et au Salon
international du livre et des industries
culturelles. Le projet de Festival
Mondial des Afro-Musiques sera réalisé
et institutionnalisé selon une
périodicité triennale ou quadriennale.
XVI.-
Relever le défi de l’intégration
régionale.
Pour relever
le défi de l’intégration régionale, il
faudra consolider et renforcer
l’application des textes régissant nos
institutions existantes. (CEDEAO, BCEAO,
UEMOA, BOAD…
Par le
dialogue et la recherche du consensus,
nous contribuerons à promouvoir une
véritable politique d’intégration qui
réponde aux aspirations et aux attentes
de nos populations.
La confiance
devra être restaurée pour rétablir les
rapports de bon voisinage entretenus
naguère par le PDCI-RDA dans la sous
région et en Afrique, seuls gages de la
véritable construction de l’Union
africaine.
XVII.-
Redonner à la Côte d’Ivoire son audience
internationale.
Le système
diplomatique bâti par le Président Félix
Houphouët-Boigny, dès 1960, dans les
relations internationales de la Côte
d’Ivoire s’appuie sur une vision claire
du monde, de l’identité et des intérêts
de notre pays. Il a consisté en une
quête permanente du développement
national à travers la coopération
internationale, la recherche de la paix
intérieure et extérieure, en Afrique et
dans le monde.
Mais depuis
2000, dans le domaine de la politique
extérieure et de la diplomatie, nous
assistons à une véritable descente aux
enfers du fait de la propension du FPI à
afficher sa rivalité, à se poser
systématiquement en adversaire en
matière de relations internationales.
C’est pourquoi nous referons de notre
pays, un pôle de rayonnement régional
par la promotion d’une culture et d’une
diplomatie de la paix.
Dans cette
perspective nous nous attacherons à
renforcer la coopération internationale,
en renouant avec nos partenaires
traditionnels, en recherchant et en
développant de nouvelles amitiés fondées
sur le respect mutuel.
La priorité
sera donc de reconstruire l’image perdue
de la Côte d’Ivoire, terre de paix et
d’hospitalité.
La condition
de réalisation de cet ambitieux
programme de remise en état d’un pays
délabré comme le nôtre, est bien
entendu, l’organisation d’élections
justes, propres, transparents et
ouvertes.
Comme chacun
le sait, depuis l’an 2005, les Ivoiriens
attendent en vain d’élire leurs
gouvernants. Il nous faut donc aller aux
élections.
Ces
élections, pour être crédibles, doivent
répondre à un certain nombre d’exigences
démocratiques pour garantir la sincérité
du scrutin. Toutes les mesures doivent
être prises pour assurer à chaque
citoyen ivoirien la possibilité
d’exercer, en toute liberté, son droit
de vote où qu’il se trouve sur le
territoire national.
Dans de
nombreuses régions du pays et
singulièrement dans le sud-ouest et
l’ouest, les populations autochtones
continuent encore, avec la complicité de
certains politiciens irresponsables,
d’empêcher d’autres Ivoiriens
d’accomplir leurs devoirs civiques. Cela
doit cesser. Tout Ivoirien, en règle vis
avis des lois électorales, doit pouvoir
voter.
La
sécurisation des élections et des
électeurs, notamment dans les zones
forestières est pour nous une exigence
non négociable. C’est pourquoi, des
mesures de protection du droit de vote
et d’autodéfense devront être prises par
les électeurs eux-mêmes en s’organisant
partout où besoin sera. Je veillerai
personnellement à ce qu’il en soit ainsi
et je m’assurerai que l’implication des
Nations Unies et des forces impartiales,
à ce propos, soit garantie. La
République de Côte d’Ivoire doit pouvoir
faire respecter et garantir partout, sur
son territoire national, les droits
inaliénables de ses citoyens,
En ce qui
concerne les personnes non déclarées à
l’état civil, les audiences foraines
doivent leur délivrer les actes
nécessaires à l’obtention des documents
électoraux, en toute impartialité.
L’identification des électeurs, la
délivrance et la distribution des
documents électoraux doivent se faire
dans les délais requis.
Point n’est
besoin de démontrer l’importance de ces
enjeux pour notre parti, enjeux sur
lesquels les diverses missions des
instances du parti n’ont cessé de vous
sensibiliser. Votre mobilisation est à
ce point cruciale que je ne crains pas
de me répéter : il nous faut à la fois
mobiliser nos énergies et toutes nos
intelligences afin que chacune de nos
militantes, chacun de nos militants,
chacun de nos jeunes en âge de voter,
chacune de nos électrices, chacun de nos
électeurs, sympathisantes et
sympathisants du PDCI-RDA, où qu’ils se
trouvent en Côte d’Ivoire ou à
l’étranger, puissent voter. Gagner les
prochaines élections est à ce prix !
Le
relèvement du taux de participation de
nos électeurs dans toutes les
circonscriptions doit être exceptionnel
pour porter à la face du monde notre
refus de la dictature, du mensonge d’un
régime qui n’a fait qu’endeuiller nos
familles en semant la mort, la
désolation et la misère,
Outre ces
conditions d’organisation transparentes
que nous réclamons, nous ne pourrons
espérer gagner les élections que si nous
satisfaisons à l’exigence de cohésion et
d’union. Cette condition dépend de nous,
en tant que militants ou sympathisants
du PDCI-RDA. Chacun de vous, chacun de
nous, militante, militant et
sympathisant, devons prendre toutes nos
dispositions pour nous rendre aux urnes,
le jour J afin de voter PDCI-RDA. C’est
la condition de notre retour au pouvoir.
Militantes
et militants de Dabou,
Sympathisants du PDCI-RDA,
Populations
de Dabou,
Voici
l’essentiel de mon message de ce jour.
Nous pouvons élaborer tous les plans,
les plus ambitieux, les plus
prometteurs, ils resteront lettres
mortes si notre participation au vote
n’est pas à la mesure de nos espérances.
Soyons
vigilants ! Assurons-nous que nos noms
et prénoms figurent bien et correctement
écrits sur les listings électoraux.
Nous devons
absolument transformer notre majorité
sociologique en majorité électorale. Une
voix exprimée est une voix de plus pour
le PDCI-RDA.
C’est dans
ces conditions que notre Parti, le PDCI-RDA
du Père fondateur, Félix HOUPHOUET
BOIGNY et de ses compagnons dont DE
Lambert, AGNIMEL Adrien, DE MEL Gaston,
reviendra, grâce à vos suffrages, au
pouvoir pour le plus grand bien de la
Côte d’Ivoire.
Avec nos
documents électoraux, si nous allons
tous accomplir notre devoir de citoyens
et de citoyennes, alors l’espoir est
permis et demain la Côte d’Ivoire
s’appellera à nouveau « ESPERANCE ».
Vive Dabou !
Vive le PDCI-RDA !
Vive la Côte
d’Ivoire !
HENRI
KONAN BEDIE
PRESIDENT
DU PDCI- RDA