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Meeting de Bocanda
Message du
Président Henri Konan Bédié
Mesdames et Messieurs, Chers parents,
Militantes et militants du PDCI-RDA,
Depuis le mois de mai 2007, j’ai fait le
projet de venir vous saluer et vous
exprimer ma fierté pour votre
attachement au PDCI-RDA, parti
d’émancipation, de progrès et de
développement
Ma joie
est immense aujourd’hui de me retrouver
à Bocanda, un des chefs-lieux de
département du N’Zi-Comoé auquel me
lient tant de souvenirs de Jeunesse.
Permettez
donc que je vous exprime ma profonde et
sincère gratitude, pour l’accueil
chaleureux, fraternel et militant que
vous réservez, ce jour, à mon épouse, à
moi-même, ainsi qu’à l’importante
délégation qui m’accompagne.
Je salue
particulièrement les autorités
administratives, municipales,
coutumières et religieuses ainsi que
tous les élus pour leur présence
distinguée.
Je
voudrais adresser mes félicitations à
vous tous qui, en ces temps difficiles,
dévouez, malgré les modestes moyens dont
vous disposez, à encadrer nos
laborieuses populations.
Mes
remerciements s’adressent, également, à
tous ceux qui ont déployé tant d’efforts
et de moyens pour assurer le succès de
cette journée de retrouvailles et
d’échanges.
Je salue
nos militants, femmes, jeunes, qui se
sont mobilisés pour participer
massivement à cette rencontre. Merci à
toutes et à tous pour votre engagement
et votre fidélité.
En ce
jour, mes pensées se tournent
naturellement vers tous nos pionniers ;
SAMBA Ambroise, DAMET Kouassi, KOISSY
Marie-Bernard, Anet BILE Clément, KOFFI
Julien, TANOH Julien, Jean TANOH, Samba
TRAORE, TOTO Albert, André DJAHA et Mme
KOLIABO… J’ai également une pensée
spéciale pour tous ces illustres
combattants de la première heure qui,
comme les doyens Eliam Niamké et M’BAHIA
BLE Kouadio, ont écrit avec le Père
fondateur, les plus belles pages de
l’histoire de notre émancipation.
Depuis
décembre 1999, la grande famille du PDCI-RJDA
endure d’énormes souffrances par des
pertes innombrables en vies humaines et
des traumatismes de tous ordres. C’est
pourquoi, en hommage à tous ceux qui
nous ont quittés, je salue les familles
éplorées et vous prie d’observer avec
moi une minute de silence en mémoire de
tous nos chers disparus.
Chers
parents, Militantes et militants du PDCI-RDA,
Par des
visites nocturnes et intempestives, des
responsables du FPI, grands vendeurs
d’illusions, se pavanent, ici, à Bocanda,
pour y déverser la haine et le mensonge
en s’adonnant à la désinformation la
plus perfide.
Je sais
que vous êtes restés insensibles et
sourds à ces affabulateurs et à leurs
chants de sirènes.
Vous les
avez compris, édifiés que vous êtes par
leur mauvaise gouvernance, leurs méfaits
et leur incapacité à régler les crises
qui secouent tous les secteurs de la vie
nationale.
Ayant
échoué partout et en tout, que peut
encore apporter le FPI à notre pays et
particulièrement au N’Zi-Comoé? Rien, si
ce n’est le mensonge, la misère, pire,
la désolation!
Ce ne
sont pas les quelques rares réalisations
de propagande, dans le domaine de
l’électrification, qui doivent vous
ébranler.
Quoi de
plus normal, pour un gouvernement dont
la mission est d’apporter le bien-être
aux populations qu’il dirige-
D’ailleurs, quand nous étions aux
affaires, nous avions fait de
l’électrification villageoise un volet
important de l’action gouvernementale.
Pour rappel, dans le cadre du "Programme
Centre Araignée", 150 à 200 villages
étaient électrifiés par an. A aucun
moment, nous n’avions utilisé ces
réalisations comme des arguments de
propagande électorale.
Le FPI
avec un tel bilan en matière
d’électrification devrait avoir le
triomphe modeste. Au lieu de cela, nous
le voyons se promener dans la région et
se proclamer " Roi de la boucle du cacao
". Comment peut-on ainsi rêver quand on
ne dort pas ?
Toutes
ces illusions procèdent de ce que
ceux-là pensent que vous ne vivez pas en
Côte d’Ivoire et qu’ils peuvent vous
cacher le soleil avec la main.
A Bocanda
et dans le N’Zî-Comoé, je suis chez moi.
Fils de ce terroir, je connais vos
immenses besoins, vos difficultés, vos
espérances et vos attentes.
Je
connais également le rôle prépondérant
du N’Zi-Comoé, longtemps au cœur de la
boucle du cacao, dans le développement
économique et social de la Côte
d’Ivoire. J’ai vu se créer, évoluer et
prospérer, ici, la première boucle du
cacao qui, comme nous le savons, a jeté
les bases de la modernisation de notre
économie et contribué à bâtir la jeune
Côte d’Ivoire.
Militantes et Militants, Sympathisants
du PDCI-RDA, Populations du N’Zl-COMOE.
Aujourd’hui, à Bocanda, Je voudrais avec
vous me pencher sur l’état du pays, en
mettant un accent tout particulier sur
les conditions de vie du monde rural,
sur la crise qui mine ce secteur
crucial, tant au niveau de la production
que de celui de la commercialisation.
J’indiquerai pour finir, ce que le PDCI-RDA
préconise pour en sortir.
Mais,
avant cela, je voudrais faire une brève
incursion dans la politique de la
décentralisation dont le PDCI-RDA est
fier d’avoir engagé le processus depuis
1980.
Comme
vous le savez, la décentralisation a
pour objectif de favoriser, dans le
cadre de la politique d’aménagement du
territoire, l’implication des
populations locales dans le traitement
des affaires qui les concernent au
premier chef. Elle concerne également
l’animation de la vie locale en vue de
promouvoir et de faciliter le
développement local.
Il s’agit
de renforcer, à la fois, la démocratie,
l’intégration et l’unité nationale par
la mise en valeur de l’ensemble du
territoire à travers une meilleure
programmation de l’investissement et une
exploitation optimale des potentialités
locales.
La
démarche du PDCI-RDA, en la matière, fut
progressive : d’abord, la structuration
du milieu rural en pays ruraux comme
support du développement agricole ;
ensuite, la création de pôles régionaux
couplée avec la communalisation
progressive ; enfin, la création, en
1998, de la région comme collectivité
territoriale.
Ainsi, en
1997, sous mon impulsion, le
gouvernement a défini une nouvelle
politique de décentralisation qui
s’appuie sur le développement régional
axé sur la capacité des pôles régionaux
pour stimuler et soutenir le
développement de l’arrière pays.
Dans
cette approche, la stratégie du PDCI-RDA
prenait en compte les vocations et les
dynamiques respectives des différentes
régions, tout en les coordonnant et en
les articulant de façon à renforcer
l’intégration et l’unité nationale.
Il
s’agissait d’encadrer, dans un même
élan, la croissance des zones dynamiques
qui contribuent à renforcer le potentiel
national et d’aider les zones
économiquement faibles, afin de réduire
les disparités régionales.
Comme on
le voit, cette option visait à éviter le
découpage territorial du pays sur la
base de critères ethnoculturels dépassés
par le processus de recomposition des "
pays " traditionnels qui avait cours.
Malheureusement, pour des raisons
électoralistes, le FPI a choisi le
raccourci de la départementalisation,
ravivant ainsi la résurgence des
appartenances ethniques au détriment du
développement, de la démocratie, de
l’intégration et de l’unité nationales.
Nous y reviendrons plus longuement à une
autre occasion.
Militantes et Militants,
Sympathisants du PDCI-RDA
Populations du N’Zi-Comoé,
Venons-en
au survol rapide de l’actualité
nationale.
Le
meeting de Koumassi a comblé notre
attente. Nous sommes d’autant plus
satisfait que les populations
ivoiriennes et la communauté
internationale nous ont largement
soutenu. Certaines de nos
préoccupations, vous le savez, ont été
prises en compte par les protagonistes
de la crise à travers les accords
complémentaires à l’Accord de
Ouagadougou.
Nous
réitérons nos remerciements au
facilitateur, le Président Blaise
Compaoré, à la France et à la Communauté
internationale pour les efforts soutenus
qu’ils déploient en faveur de la paix en
Côte d’Ivoire. Tout en adhérant à
l’esprit de cet accord complémentaire,
nous relevons que depuis le 1er novembre
2007 notre pays se trouve confronté à un
vide juridique qu’il faut impérativement
combler.
C’est
pourquoi, au sein du RHDP, nous
conjuguons nos efforts pour que des
obstacles artificiels ne viennent plus
bloquer et retarder la sortie de crise
tant souhaitée par nos populations.
Militantes et Militants,
Sympathisants du PDCI-RDA,
Populations du N’Zi-Comoé,
Abordons
à présent les conditions de vie du monde
rural.
Félix
Houphouët-Boigny n’avait eu de cesse de
le répéter : "Nous n’avons pas d’usines
à nationaliser, mais à créer, de terres
à distribuer, mais à mettre en valeur,
de commerce à étatiser, mais à
organiser."
Il a
ainsi affirmé la priorité de
l’agriculture et du monde rural comme
vecteur essentiel du développement de
notre pays.
Aussi, le
PDCI-RDA, pénétré de cette réalité,
s’est-il toujours fait un devoir
d’imaginer des mesures d’assistance et
d’encadrement des producteurs agricoles
en dotant l’ensemble de ce secteur de
divers instruments : SATMACI, SODERIZ,
SODESUCRE, SODEHEVEA, SODEPALM, SODEFEL,
ANADER.
Il faut
en outre mentionner la création des
instituts de recherche scientifique en
vue de l’amélioration, de la
diversification du matériel végétal et
de l’accroissement de la productivité.
De plus,
l’Etat, pour mettre les planteurs à
l’abri des fluctuations des cours et des
spéculateurs, a été amené à créer la
CAISSTAB dont les missions étaient de
leur garantir des prix rémunérateurs et
stables.
Pendant
quarante ans, le PDCI-RDA s’est attelé à
respecter cet engagement en faveur des
populations rurales.
Comme
vous le savez, en 1999, nos partenaires
extérieurs exigeaient, avec le soutien
de l’opposition d’alors, la suppression
de la Caisse de stabilisation. Tout en
accédant à cette demande, mon
gouvernement, sans renoncer aux
objectifs de stabilisation et de
protection des revenus des paysans, a
mis en place une nouvelle structure à
même de se substituer à l’Etat, tout en
assurant l’amélioration et la
stabilisation des revenus des paysans.
Cette
dernière devrait permettre également
d’associer pleinement les planteurs à la
gestion des filières agricoles.
Le
passage de l’ancienne CAISSTAB à la
nouvelle structure était donc porteur
d’une logique que les refondateurs n’ont
pas comprise, pressés qu’ils étaient de
se jeter, en prédateurs, sur les
ressources des paysans pour les piller
et les spolier.
Chers
Parents, Militantes et Militants,
Les faits
sont établis. La libéralisation des
filières agricoles n’a pas donné les
résultats escomptés. C’est un échec
patent ! Le monde rural n’a pas suivi la
libéralisation en raison de l’absence
d’une politique de formation et
d’encadrement des producteurs.
Ces
dernières années, les campagnes de
commercialisation sont gangrenées par
l’affairisme effréné, le désordre
introduit par le FPI dans les
coopératives et par les difficultés de
financement.
La crise
politique, sociale et économique,
aggravée par les querelles dans les
filières ont entraîné la fuite des
produits vers les pays voisins et la
baisse des prix d’achat aux producteurs,
laissés pour-compte.
La
destruction des stations de recherche du
CNRA, notamment à Bouaké, et la
détérioration du dispositif de
renouvellement des semences ont entraîné
la baisse de la qualité du matériel
végétal et la chute du rendement moyen à
l’hectare.
La
possibilité offerte aux multinationales
d’acheter bord champ les produits est
une grave menace de constitution de
monopole et de cartel. Cette absence de
régulation entraîne la baisse des prix
d’achat aux producteurs. De plus, les
achats à crédit se traduisent dans
toutes les filières par l’accumulation
d’importants arriérés dus aux paysans.
Ces pratiques néfastes accroissent
considérablement la misère en milieu
rural et dans nos villes de l’intérieur.
Ainsi,
contrairement aux déclarations
démagogiques et populistes qui
laissaient entendre qu’on aurait pris
"le pouvoir pour le remettre aux
paysans", le constat est sans ambiguïté.
A la vérité, le régime FPI a abandonné
l’agriculture, les paysans et les
organisations professionnelles
agricoles.
Depuis
l’avènement du FPI au pouvoir par des
élections tronquées et truquées en
octobre 2000, la Côte d’Ivoire dont la
simple évocation du nom suggérait,
naguère, la paix et la prospérité, a
perdu tous ses repères.
En sept
ans de régime FPI, les dégâts sont
considérables : la politique agricole
mise en place par le PDCI-RDA qui,
pendant des décennies, a fait le succès
de notre pays et soutenu l’expansion de
notre économie, a été ignorée.
Pays
essentiellement agricole, la Côte
d’Ivoire se trouve curieusement
aujourd’hui sans politique agricole,
sans boussole pour en orienter le
développement, sans ouverture à
l’innovation pour en maîtriser le
renouvellement et la diversification.
C’est
pourquoi, il nous faut revenir à ce qui
a fait pendant si longtemps notre succès
et porté la Côte d’Ivoire au rang de
deuxième puissance agricole d’Afrique
noire, après l’Afrique du Sud.
Dans le
cadre d’une politique agricole
imaginative, il nous faudra revenir,
dans l’urgence, à l’assistance et à
l’encadrement du monde rural, avec des
projets initiés par le gouvernement pour
sortir nos paysans de la misère
actuelle.
Sur la
question de la stabilisation et du
soutien des prix des produits agricoles,
notre conviction est faite. Il nous
faudra réexaminer cette question qui
conditionne la vie de la grande majorité
des Ivoiriens.
Il nous
faudra mettre fin à l’immoralité et aux
détournements qui imprègnent les rouages
de ces filières et procéder à leur
restructuration. L’objectif visé est
d’alléger les structures et de rendre la
gestion efficace, honnête, rigoureuse et
transparente.
La
mainmise du FPI sur ces filières doit
prendre fin. Leurs structures doivent
être repensées pour mettre un terme au
partage honteux des revenus agricoles
entre des oligarques du FPI, au
détriment des paysans.
Il nous
faudra mettre un terme à l’impunité qui
consacre la gabegie et les crimes de
toutes sortes que le FPI laisse
prospérer non seulement dans les
filières agricoles mais aussi dans tous
les secteurs d’activité.
Les
nouvelles dispositions de
commercialisation interne et externe de
ces productions devront prendre en
compte les mesures que nous avions
imaginées en 1999. Ces dispositions
visent à assurer une plus grande
implication des producteurs dans la
gestion des filières. Elles comportent
des mesures d’accompagnement et de
contrôle rigoureux pour garantir une
meilleure information des acteurs,
préserver leurs revenus et les soutenir
en cas de nécessité.
S’agissant du N’ZI-Comoé, comme pour
l’ensemble de l’ancienne boucle du
cacao, qui a connu un exode
démographique important de ses bras
valides, nous mettrons en œuvre de façon
urgente, à travers une démarche
participative, une politique de
développement durable de la région par
la revalorisation du monde rural.
Dans ma
Lettre aux Ivoiriens, j’indiquais que
"La revalorisation du monde rural passe
par sa modernisation."
Celle-ci
implique :
- une
politique intégrée de développement
rural ;
- une
politique d’encadrement et d’appui au
monde agricole ;
- une
politique de renouvellement des vergers
;
- un
mécanisme rationnel de gestion de toutes
les filières agricoles
- une
promotion vigoureuse de la recherche
scientifique appliquée au monde agricole
;
-
l’introduction et le développement de
nouvelles spéculations dans la
perspective du bio carburant ;
- la
relance spécifique du développement des
zones de savanes, de montagnes et des
anciennes zones forestières,
c’est-à-dire de l’ancienne "Boucle du
cacao" ;
- la
poursuite du programme de plantations
clé en main de palmier à huile et
d’hévéa ;
- la
réalisation de l’objectif de
l’autosuffisance alimentaire par la
relance de la production vivrière,
denrées dont les cours connaissent,
aujourd’hui, une flambée spectaculaire
compte tenu de la baisse considérable de
la production;
- la
réorganisation des circuits de
distribution des produits vivriers, à
l’instar du réseau Agripac ;
- La
relance et le développement intégré de
l’agriculture, de l’élevage, de ta pêche
et du tourisme ;
Elle
suppose également :
- une
politique d’amélioration du cadre
juridique de l’exploitation agricole par
l’application de la loi sur le foncier
rural. Celle-ci sera un facteur
d’assainissement, de dynamisation et de
stabilité des activités agricoles ;
- la
promotion et le soutien à
ï’agro-industrie en vue de la
transformation des produits agricoles
comme facteur du développement intégré
du secteur rural.
Concernant la jeunesse en milieu rural,
il importe de la sortir de la rue, et
des griffes des milices armées qui leur
ouvrent la porte à la délinquance et au
banditisme- Nous nous y emploierons avec
intelligence et imagination pour
développer l’insertion sociale des
jeunes. Pour accélérer l’auto-emploi, je
réactiverai la politique des Fonds
Sociaux, revue et corrigée, en vue d’une
plus grande efficacité.
Les
potentialités agricoles de notre pays
continuent d’offrir des perspectives de
développement et constituent un vaste
domaine d’insertion des jeunes. Nous
ferons aimer les nobles métiers de la
terre et de l’artisanat à notre jeunesse
par une politique de modernisation
agricole systématique et intégrée ainsi
que par une politique de promotion de
l’artisanat en milieu rural.
Enfin
pour l’amélioration du cadre de vie des
paysans, je poursuivrai le développement
des infrastructures sanitaires de
proximité et l’équipement des centres de
santé comme nous le faisions naguère.
Je
réactiverai les politiques de lutte
contre les grandes endémies, la
tuberculose, la poliomyélite, le
paludisme, le sida, la lèpre, l’ulcère
de Buruli et autres maladies, pour
certaines en passe d’être éradiquées
mais qui reviennent en force pour sévir
suite à l’abandon des programmes.
Le
corollaire de notre programme de relance
de la politique de santé publique visera
à mettre en œuvre le projet national de
mutuelle d’assurance maladie que nous
avions mis en expérimentation et que le
FPI a plagié sans être capable de le
mettre en œuvre.
Le projet
de modernisation de l’habitat villageois
sera repris et amplifié.
Nous
intégrerons au secteur du développement
rural, l’aménagement et l’équipement
rural pour aider les Régions et leurs
départements à désenclaver les villages
et à entretenir les routes et les pistes
rurales.
Nous
intensifierons et diversifierons la
production agricole grâce à l’appui de
l’Etat aux collectivités territoriales
et locales
Nous
reprendrons les projets d’assistance à
la régénération et à la replantation
cacaoyère
et caféière sur les jachères.
La
demande mondiale et nationale en
protéine animale nous commande la
promotion de l’élevage bovin, ovin et
volaille. Dans ce domaine, nous
équiperons et nous formerons les jeunes
aux techniques de pêche fluviale sur les
cours d’eau.
Par
ailleurs, nous prévoyons dans le domaine
de l’aquaculture, d’encourager la
formation de paysans pisciculteurs et de
créer des étangs piscicoles pour
favoriser l’élevage du poisson.
Pour
mieux valoriser la production, nous
devons accroître le potentiel
agro-industrielle par la création de
petites et moyennes unités de
transformation industrielles au niveau
des zones rurales.
Nous
envisageons également de tout mettre en
œuvre pour créer un environnement
favorable à une meilleure
commercialisation tant des produits de
rente que des produits vivriers.
C’est en
vendant mieux et à des prix incitatifs
que le paysan trouve un intérêt à
produire plus.
Par
ailleurs, nous soutiendrons
l’amélioration du système d’épargne et
de crédit en milieu rural. L’initiation
de la population rurale à l’épargne et à
sa mobilisation dans un système bancaire
est indispensable pour le financement, à
court et à moyen terme, des
exploitations agricoles.
Enfin,
pour sécuriser la propriété foncière
agricole en milieu rurale, une
clarification s’impose pour mettre fin
aux conflits fonciers qui ont fait
reculer la production agricole dans
notre pays.
Nous
aiderons les paysans à procéder à la
délimitation des parcelles villageoises
et à l’immatriculation des terres. Le
délai transitoire de dix ans pour se
mettre en règle vis à vis de la loi
foncière sera revu.
Enfin,
l’amélioration du circuit
d’approvisionnement des paysans en
intrants bénéficiera d’un appui
logistique de proximité.
A
présent, il nous faut conclure
Chers
Parents, Militantes et Militants
Sympathisants du PDCI-RDA
Populations du N’Zi-Comoé
Tout ce
que nous venons de décrire concernant la
gestion actuelle de notre pays doit
prendre fin. Mais ne nous y trompons
pas! La fin de ces souffrances ne peut
se faire sans votre détermination et
votre ferme engagement de prendre en
mains votre propre destin.
Votre
responsabilité est donc totale dans la
restauration de la grandeur et du
rayonnement de notre pays.
La Côte
d’Ivoire de la prospérité agricole,
terre de paix, d’espérance et de
fraternité doit renaître et prospérer à
nouveau.
Pour ce
faire, notre solidarité et notre union
doivent être fortes.
Rejetons
donc toutes les tentatives de
diversions, de divisions et de
polémiques stériles, d’où qu’elles
viennent.
Rejetons
ensemble tout pouvoir dans l’illégalité
et l’illégitimité.
Nous ne
gagnons rien à nous lancer dans de
vaines invectives contre ceux qui n’ont
pas le courage de leurs opinions pour
s’assumer. Ils ont renoncé à l’idéal
pour flatter des gens aux mains
couvertes de sang.
Je reste
persuadé que leurs tentatives pour
affaiblir notre famille ne sauraient
prospérer. Elles sont d’avance vouées à
l’échec. Les discours des laudateurs de
tout acabit ne doivent pas endormir
votre vigilance. Ces personnes se sont
vendues pour de l’argent
Nous
n’avons qu’un seul combat : des
élections immédiates, transparentes et
crédibles pour mettre fin à ce
malheureux intermède politique de
misère, d’incompétence et
d’irresponsabilité, qui n’a que trop
duré.
La Côte
d’Ivoire, notre beau pays, doit
reprendre le chemin de la liberté, de la
démocratie et du développement si
nécessaire à tous et à chacun.
Populations du N’Zi-Comoé,
Je compte
sur vous pour le renouveau de la Côte
d’Ivoire.
Sympathisantes et sympathisants du PDCI-RDA,
je compte sur vous.
Militantes et militants du PDCI-RDA,
Jeunes, Femmes, je compte sur chacune et
chacun de vous.
Je
compte, enfin, sur les millions
d’Ivoiriennes et d’Ivoiriens qui, en
Côte d’Ivoire et à l’extérieur de notre
pays, ont besoin de paix, de liberté, de
démocratie, de bien-être et de sécurité.
Ensemble,
construisons, dès aujourd’hui, une Côte
d’Ivoire d’amour et d’espoir en vue du
progrès pour tous et du bonheur partagé
dans l’union et la concorde.
Vive le
N’Zi-Comoé
Vive le
PDCI-RDA
Vive la
Côte d’Ivoire libre
Henri Konan BEDIE
Président du PDCI-RDA
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